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Titre Zone euro : déni de réalité : Perspectives 2011-2012 pour l'économie européenne
Mir@bel Revue Revue de l'OFCE (Observations et diagnostics économiques)
Numéro no 119, octobre 2011 Perspectives économiques 2011-2012
Rubrique / Thématique
Perspectives 2011-2012
Page 81-124
Résumé Après un début d'année 2011 placé sous les meilleurs auspices, le dynamisme de la demande interne européenne s'est essoufflé au deuxième trimestre, où la croissance n'a pas dépassé 0,2 %. Ce tassement s'explique par le recul de la consommation des ménages, sous l'effet d'un regain d'inflation, et par la progressive mise en oeuvre de politiques d'austérité généralisées, qui se sont globalement traduites par une baisse de 0,2 % des dépenses publiques au deuxième trimestre. Alors que certains pays avaient encore pu bénéficier en 2010 de politiques budgétaires expansionnistes (Allemagne, Finlande, Autriche), l'orientation pour le début d'année 2011 a été clairement restrictive dans tous les pays. En effet, non seulement les pays fragilisés (Grèce, Irlande, Portugal) ont lancé de vastes plans de consolidation budgétaire dès 2010, pour bénéficier des plans de sauvetage conditionnels de l'Union européenne et du FMI, mais en outre, par crainte d'une contagion de la hausse du coût du refinancement et pour satisfaire aux exigences du Traité de Maastricht, l'ensemble de la zone euro mène aujourd'hui une politique budgétaire axée sur la réduction des déficits. Nous excluons de notre scénario l'hypothèse d'un défaut de la Grèce ou d'une sortie de la Grèce de la zone euro, et privilégions celle d'une consolidation budgétaire entravant la croissance mais ne débouchant pas sur une récession. Sous l'effet de l'austérité de restriction budgétaire généralisée, le ralentissement de la croissance dans la zone euro se poursuivrait fin 2011 et en 2012. Les plans d'ajustement se répercuteraient d'abord sur les dépenses de consommation publique dont la croissance serait nulle au cours des quatre prochains trimestres, mais également sur la consommation des ménages dont la croissance annuelle ne serait que de 0,6 % en 2011 et 0,5 % en 2012. Enfin, le ralentissement généralisé de la demande intérieure et des importations réduirait la demande adressée à chaque pays de la zone euro et donc in fine leurs exportations.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=REOF_119_0081