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Titre La fin de l'université telle que nous la connaissons
Auteur Walter Mignolo
Mir@bel Revue Cahiers des Amériques Latines
Numéro no 62, 2009/3 Philosophie de la libération et tournant décolonial
Rubrique / Thématique
Dossier
Page 97-109
Résumé Cet article est une critique de la nouvelle réorientation des universités qui, depuis les années 1980 – surtout aux États-Unis et en Europe de l'Ouest –, ont adopté les valeurs entrepreneuriales et marchandes, en lieu et place des valeurs de l'humanisme caractéristique du modèle antérieur que l'auteur baptise « kantien-humboldtien ». Cette réorientation des universités se fait, selon l'auteur, au détriment du futur de la société et de la vie sur la planète. De plus, elle renforce l'unilatéralité des points de vue. Or, il est crucial que l'université continue à être le lieu de la pensée et de la recherche libres, où la créativité n'est pas évaluée en fonction de besoins urgents et actuels mais contribue à anticiper des problèmes futurs. Une réforme des universités et des pratiques du savoir est donc nécessaire. En ce sens, l'auteur affirme le besoin d'une discussion globale, conceptuelle et épistémique, à propos des politiques de désoccidentalisation et de décolonisation de l'éducation et du savoir.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This article is a critique of the current reorientation of the universities. Although in the past two decades, universities, particularly those in the US and Western Europe, have embraced corporate and market values, rejecting the humanistic values of the previous model, referred to by the author as the « Kantian-Humboltian» model. In this author's view this reorientation is detrimental to the future of society and life on the planet. In addition, it contributes to a reinforcement of unilateral viewpoints. It is crucial in the author's view that the university remain a site of free thinking and research, where creativity is not valued in relation to pressing and present needs but in terms of its contribution to the anticipation of future problems. A reform of universities and knowledge practices is necessary. In this respect, the author affirms the need for a global conceptual and epistemic discussion regarding a politics of de-westernization and decolonization of education and knowledge.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://cal.revues.org/1608