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Titre Les vieux quartiers de Marseille au XIXe siècle : Naissance des bas-fonds
Auteur Laurence Montel
Mir@bel Revue Histoire urbaine
Numéro no 36, mars 2013
Rubrique / Thématique
Études
Page 49-72
Résumé Entre les années 1860 et les années 1890, les vieux quartiers de Marseille, îlots du centre médiéval épargnés par les grands travaux de réaménagement urbain, deviennent les bas-fonds de la ville, décrits d'abord comme une cour des miracles pittoresque, puis comme l'abri d'une armée du crime redoutée. C'est cet imaginaire que l'on se propose d'examiner ici, d'une part pour revenir aux racines historiques d'un imaginaire criminel marseillais encore bien vaillant aujourd'hui, d'autre part pour expliquer les logiques de ces représentations saisies dans des dynamiques locales et nationales. Le motif de la cour des miracles reflète les sentiments contradictoires provoqués par les grands travaux urbains, chez une élite locale imprégnée de romantisme. L'armée du crime s'inscrit en revanche dans un imaginaire criminel plus démocratique, qui révèle la cohésion renforcée de l'espace public marseillais et de l'espace public national, autour du projet républicain, au service duquel la lutte contre le crime est un outil d'intégration sociale et d'action politique.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The Old Quarters of Marseille in the 19th Century : Birth of the Slums Between the 1860s and 1890s, the old quarters of Marseille, islets of the Medieval centre that were left untouched during the major urban development projects, became the slums of the city, described first as a picturesque cour des miracles (‘‘court of miracles''), then as a fearful lair for an army of criminals. This article examines this imagery, in order to trace back to the roots of the image of Marseille criminality that still bears weight today, and to explain the rationales behind these representations grasped as part of local and national trends. The motif of the cour des miracles reflects the contradictory feelings of the local elite under the sway of romanticism, in the wake of major urban renovation works. The army of criminals, however, fits into a more democratic imagery of crime, which reveals stronger cohesion of the Marseille public space and the French national public space, adhering to the Republican project that uses the war on crime as a tool for social integration and political action.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RHU_036_0049