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Titre Système du mod.
Auteur Dick Hebdige
Mir@bel Revue Réseaux (communication - technologie - société)
Numéro no 80, septembre-octobre 1996 Les cultural studies.
Rubrique / Thématique
Les cultural studies.
Résumé Le début des années soixante va permettre d'observer une modalité nouvelle des sous cultures propres aux jeunesses populaires : les « mods ». Ils se singularisent par une élégance vestimentaire spécifique, à la fois « propre » et provocatrice, jouant d'une forme d'inversion parodique des conventions sociales. Le style mod emprunte aussi aux mythologies de la délinquance, au style des communautés noires, au recours aux amphétamines ; à une culture de la fête et de l'instantanéité. Recrutant largement parmi des jeunes issus des classes populaires qui occupent des emplois subalternes dans les bureaux et services, le mouvement mod peut se lire comme une dénégation ritualisée dans le hors-travail de la domination sociale vécue dans le temps de travail. Il développera, dans l'apparence d'une adhésion enthousiaste aux cérémonies de la consommation, une des tentatives les plus intéressantes de contestation de celle-ci, à travers un détournement souvent inventif des marchandises. Le mouvement succombera finalement au double processus de vieillissement social de sa génération fondatrice et de récupération commerciale par le marché « pop ».
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais The early sixties witnessed a new sub-culture among the working class youth: the « mods ». They were characterized by a distinctive elegance in their way of dressing which was both « clean » and provocative, toying with a form of parodie inversion of social conventions. The mod style also borrowed from delinquent mythologies, from the style of the black communities, the use of amphetamines, and a culture of fun and instantaneity. The movement, of which the followers were primarily from the working classes employed in subordinate positions in the tertiary sector, can be seen as a ritualized denial, outside the work environment, of the social domination experienced at work. It was to develop, under cover of apparent enthusiasm for the ceremonies of consumption, one of the most interesting attempts to contest consumption, through an often inventive distortion of the use of goods. The movement finally fell prey to the twofold process of social aging of its founding generation, and commercial harnessing by the « pop » market.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne https://www.persee.fr/doc/reso_0751-7971_1996_num_14_80_3801