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Titre Un récit de la bonne et de la mauvaise ville
Auteur Franck Dorso
Mir@bel Revue Recherches Sociologiques et Anthropologiques
Numéro vol. 49, no 2, 2018 Rationalité néolibérale à l'œuvre : approches ethnographiques
Rubrique / Thématique
Varia
Page 135-156
Résumé Les informalités en milieu urbain peuvent être considérées comme des désordres ou des éléments régu­lateurs à plusieurs niveaux (économique, urbanistique, politique, social, psychosocial). Le texte propose d'en explorer la dimension symbolique. A Istanbul, un récit négatif et globalement faux s'élabore à par­tir des informalités et compose une altérité fondatrice contre laquelle s'adosse, se construit et s'actualise la norme commune du bon Istanbul et de la bonne ville. Ce processus permet d'éclairer le travail de la tension identité-altérité dans la construction normative, et en particulier une “mise en altérité” qui ne produit pas directement d'exclusion. Le processus révèle également des modes de gouvernement urbain spécifiques qui génèrent une série de compromis pratiques et un rapport particulier à la connaissance – et donc, à certains moments, au pouvoir. Le texte envisage pour finir les implications de ces processus dans le champ opérationnel, proposant un lien entre sociologie, anthropologie et urbanisme.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Informalities in urban environments may be regarded as disorders or regulative elements on several levels (economic, urbanistic, political, social and psychosocial). The text proposes exploring the symbolic dimension. In Istanbul, a negative and generally false narrative has been elaborated out of informalities and composes a foundational alterity against which the common norm of a good Istanbul and a good city is constructed buttressed, and updated. This process allows us to clarify the work of identityalterity tension in normative construction, and in particular a “placing in alterity” which does not directly produce exclusion. This process also reveals specific modes of urban government which generate a series of practical compromises and a particular relationship with knowledge – and thus, at certain moments, with power. The text finally envisages the implications of these processes in the operational field, proposing a link between sociology, anthropology and urbanism.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/rsa/3009