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Titre Les marqueurs linguistiques et énonciatifs de la négation ironique en russe contemporain
Auteur Olga Tarabanova-Wambre
Mir@bel Revue Revue des Etudes Slaves
Numéro vol. 94, no 1-2, 2023 La slavistique française au premier quart du XXIe siècle
Rubrique / Thématique
Linguistique
Page 69-85
Résumé L'objectif de notre recherche est de définir les marqueurs linguistiques du phénomène de négation ironique en langue russe. Fortement répandue dans la langue orale, la négation ironique s'emploie afin de nier ou de remettre en question les propos d'autrui et produit un effet ironique qui renforce davantage cette négation, par exemple : Tožе mne nevesta našlas' ! Kak že, pošla ja za nego zamuž ! Nous allons analyser quelques marqueurs grammaticaux, pragmatiques et prosodiques (ordre des mots, recalcul des marques personnelles, transposition des temps verbaux, datif éthique, particules énonciatives, intonation) qui fonctionnent comme un ensemble d'indices qui agissent en synergie, permettant d'interpréter l'énoncé comme ironique. Compte tenu de la fréquence des énoncés avec la négation ironique dans le discours informel et de leurs types de construction syntaxiques, nous proposons d'étudier ce phénomène dans le cadre de la phraséologie syntaxique, à savoir en tant que schémas phraséologiques (terme de D. Šmelev) se trouvant à la frontière du lexique, de la morphologie et de la syntaxe.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The purpose of our study is to define the linguistic markers of the phenomenon of ironic negation in the Russian language. Highly prevalent in everyday language, this type of irony is used not only to negate another person's speech, but also to mock the interlocutor by questioning or criticizing what they have just said, for example: Tožе mne nevesta našlas′! Kak že, pošla ja za nego zamuž! I analyze several grammatical, pragmatic and prosodic markers (word order, recalculation of personal marks, transposition of verbal tenses, ethical dative, enunciative particles, intonation) that function as a set of clues acting synergistically and thus allowing the statement to be interpreted as ironic. Given the frequency of ironic negation in informal speech and the presence of particular syntactic structures in ironic statements, I suggest that this phenomenon should be studied within the framework of syntactic phraseology, i.e., as phraseological schemes (to use D. Shmelev's term) at the intersection of lexicon, morphology, and syntax.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/res/5883