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Titre Le corps professoral de l'enseignement supérieur et l'idéologie de la réforme universitaire en France, 1860-1885
Auteur George Weisz
Mir@bel Revue Revue Française de Sociologie
Numéro 1977, 18-2
Page 201-232
Résumé George Weisz : Le corps professoral de l'enseignement supérieur et l'idéologie de la réforme universitaire en France, 1860-1885. La modernisation de l'enseignement supérieur français durant la seconde moitié du XIXe siècle était, en grande partie, le produit d'un mouvement de réforme qui a eu son origine à l'intérieur de la communauté universitaire. Le mécontentement des professeurs s'est développé après la répression politique du Second Empire, et s'est intensifié suite à la victoire allemande de 1870 et des conflits politiques et religieux des années suivantes. Des modèles éducatifs allemands ont joué un rôle majeur mais ambigu dans la mobilisation du sentiment réformateur qui était d'ailleurs divisé sur un grand nombre de questions entre des orientations corporatives-bureaucratiques et des orientations libérales. La notion d'Université a regroupé des aspirations disparates en une seule doctrine cohérente. Elle a symbolisé en même temps le désir de réconciliation et d'unité nationales sous les auspices de la Troisième République, et donc a permis aux réformateurs de jouir de l'appui d'une partie influente de l'opinion publique.
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais George Weisz : French Academics and the ideology of University reform, 1860-1885. The modernization of French higher education during the last decades of the 19th century was largely the product of a widespread movement of reform originating within the academic community. The dissatisfaction of professors began to emerge after a period of ruthless educational repression during the 1850's and intensified as a result of the German victory of 1870 and the Church-State conflict. German educational models played a major though ambiguous role in mobilizing reform sentiment which was divided on many issues between corporative-bureaucratic and liberal orientations. The idea of universities acted as an amorphous symbol for all the disparate demands being raised. It also became an expression of the desire for social and political unity under the Third Republic, and thus enabled reformers to gain the support of influential political leaders.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1977_num_18_2_4930