Sign@l - La persistance du logement locatif informel dans les villes d'Afrique du Sud

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Titre

La persistance du logement locatif informel dans les villes d'Afrique du Sud

Auteur Marianne Morange
Mir@bel Revue Autrepart
Numéro no 25, 2003 Dynamiques résidentielles dans les villes du Sud
Rubrique/Thématique
Dynamiques résidentielles dans les villes du Sud. Positions sociales en recomposition
Page 53
Résumé En Afrique du Sud, les restrictions résidentielles liées à l'apartheid ont donné naissance, dans les townships, à un secteur locatif informel qui joue le rôle de parc social de fait. Les Noirs en situation irrégulière étaient souvent contraints de louer illégalement des baraques de tôle ondulée, dissimulées à l'arrière des maisons municipales. La libéralisation de l'accès au sol qui s'est traduite, dans les années quatre-vingt, par le développement des occupations illégales de terrains publics par des squatters, puis la politique du logement post-apartheid, fondée sur la promotion de la propriété privée, ont limité l'attrait de ce secteur. Il résiste cependant grâce à sa souplesse, sa légitimité aux yeux des habitants, et son étonnante capacité d'autorégulation; il permet également aux locataires d'accéder aux services urbains et de se loger à proximité des lieux d'emploi. Son maintien dans un contexte aussi défavorable indique que centralité et accessibilité restent des éléments essentiels pour l'insertion urbaine des ménages.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Informal rentals in South African cities: a persistent component of the housing market
In South Africa, restrictions on residential housing linked to the apartheid policy gave rise to an informal rental market in the townships, which created de facto social housing areas. Blacks living in the cities illegally were often obliged to hire corrugated iron shacks, hidden in the backyard of municipal houses. The liberalisation of the land market in the 1980s led to the installation of squatters taking up illegal residence on public land. The subsequent introduction of the post-apartheid housing policy, based on the promotion of private home ownership, limited the attraction of rental option. However, it continues to exist, thanks to the flexibility of rentals, the residents' acceptance of their legitimacy, and the surprising capacity of self-regulation. Informal rentals also provide tenants with access to urban services and proximity to their place of work. The continued existence of these rental homes, even in such unfavourable conditions, demonstrates that, for many households, a central location and accessibility remain the most important criteria in their integration in urban areas.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=AUTR_025_0053