Sign@l - Logement des pauvres, médiation politique et contrôle urbain à Mumbai (Inde)

Contenu de l'article

Titre

Logement des pauvres, médiation politique et contrôle urbain à Mumbai (Inde)

Auteur Djallal G.Heuzé
Mir@bel Revue Autrepart
Numéro no 25, 2003 Dynamiques résidentielles dans les villes du Sud
Rubrique/Thématique
Dynamiques résidentielles dans les villes du Sud. Positions sociales en recomposition
Page 153
Résumé L'Inde a un taux bas d'urbanisation tout en abritant des concentrations urbaines remarquables. En partant de l'exemple de la métropole de Mumbai, la contribution s'attache à décrire comment les hommes politiques et certains industriels ont facilité la pérennisation de situations chaotiques dans lesquelles les migrants, légalement insécurisés, se voyaient tolérés et parfois encouragés dans leurs efforts d'autoconstruction. L'évolution du contexte industriel, financier et immobilier, associée à la liquidation du mouvement ouvrier, a changé la donne. Les émeutes intercommunautaires ont succédé aux grèves, les partis extrémistes aux centristes et les réseaux mafieux aux syndicalistes, pendant que les hommes politiques suivaient, avec réticence, le mouvement de libéralisation économique et du « nettoyage urbain ».
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Lodgings for the poor, mediation policy and urban control in Mumbai (India). Today's India has a low level of urbanisation, but the country boasts a number of remarkably large cities. Based on a case study of the metropolis of Mumbai (Maharashtra State, India), this article describes the way that politicians and industrial leaders have, during the three decades following independence, allowed the creation and perpetuation of chaotic situations which have tolerated and encouraged the construction of homes by migrants, despite or because of their lack of legal status. This situation has now reached a crisis, due to the development of the industrial, financial and property sectors, and the subsequent disappearance of the worker movement. Intercommunity riots broke out after a series of strikes; political action moved from centrist parties to extremist parties, union leaders found themselves outgunned by the local mafia, while the politicians sought to follow the movement towards economic liberalisation and to « urban cleanliness », albeit with great reluctance.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=AUTR_025_0153