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Titre Heurs et malheurs d'une mobilisation inattendue : le mouvement des squatters de Bordeaux
Auteur Muriel Villeneuve
Mir@bel Revue Revue française des Affaires sociales
Numéro no 2, 2002 Sans-logis et squatters, auto-organisation et mobilisation collective
Rubrique / Thématique
Sans-logis et squatters, auto-organisation et mobilisation collective
Page 23-43
Résumé Le mouvement des squatters à Bordeaux constitue une expérience particulière dans sa composante institutionnelle ainsi que dans le jeu qui s'instaura entre celui-ci et les pouvoirs publics. Au sein d'un squat autogéré dont les leaders entretenaient des rapports étroits avec des acteurs extérieurs aux mouvements politiques ou associatifs a émergé une association, la Coordination SDF, porteuse d'un projet en matière de traitement social de la question des SDF. Lorsque les pouvoirs publics apportèrent des réponses concrètes à leurs revendications en leur proposant l'animation, qu'ils acceptèrent, de deux structures d'accueil de SDF : les résidences sociales, ils furent pris en étau entre le groupe de squatters qui refusait cette institutionnalisation et qui s'en sentait exclu et les acteurs extérieurs. Bien que cette expérience ait pris fin et, que les structures aient été confiées à une association reconnue et les anciens coéquipiers remerciés, elle reste riche en enseignements sur les capacités et ressources de certains squatters.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The squatters movement in Bordeaux constitutes an unusual experiment in its institutional component, as well as in the issues now raised between this latter and the public authorities. Within a self-managed squat whose leaders maintained close links with actors external to the political and/or associative movements, an association “Coordination SDF” (“Homeless coordination”) then emerged, which encouraged a project for the social treatment of the homeless problem. When the public authorities put forward concrete answers to their claims, by proposing to them the set-up – which they accepted – of two reception facilities for the homeless: “social residences”, they were then caught in a noose between a goup of squatters who refused such institutionalisation – and thus felt themselves excluded – and the external actors. Although this experiment is now ended, the structures entrusted to a recognised association, and the former fellow-members thanked for their services, it remains rich in lessons about the capacities and resources of certain squatters.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RFAS_022_0023