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Titre L'Orchestre de Paris et Daniel Barenboïm dans l'Argentine du général Videla (1980) : la musique et le silence de la mort
Auteur Esteban Buch
Mir@bel Revue Relations internationales
Numéro no 156, janvier-mars 2014 Musique et relations internationales - II
Page 87-107
Résumé La tournée de l'Orchestre de Paris en Argentine en juillet 1980 sous la direction de Daniel Barenboïm, organisée par des institutions musicales indépendantes mais envisagée par les autorités comme un moyen d'intensifier les relations bilatérales, devait constituer un exercice plutôt classique de diplomatie culturelle. Or, malgré un triomphe artistique incontestable, l'entreprise allait dérailler à la veille de la fête du 14 juillet, suite au choix de certains musiciens de se solidariser avec les desaparecidos, les victimes disparues de la répression illégale. Cet incident diplomatique, peut-être le plus grave de l'histoire des relations franco-argentines pendant la dictature issue du coup d'État du 24 mars 1976, illustre des conceptions divergentes du rôle de la musique dans les relations internationales, tout en relançant l'interrogation sur l'éventuelle signification politique des œuvres musicales elles-mêmes, par exemple la Cinquième Symphonie de Mahler, jouée au Teatro Colón de Buenos Aires.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The Orchestre de Paris and Daniel Barenboim in General Videla's Argentina : On Music and the Silence of Death Conducted by Daniel Barenboim, the tour of the Orchestre de Paris in Argentina in July 1980, organised by independent musical institutions but seen by the authorities as a way to improve bilateral relations, was supposed to be a rather traditional example of cultural diplomacy. However, its artistic success did not prevent tension developing on the eve of the July 14th celebrations, due to the choice of some of the musicians to show solidarity with the desaparecidos, victims of illegal repression who had disappeared. This diplomatic incident, arguably the most serious between the two countries during the dictatorship which followed the coup d'état of March 24th 1976, is an illustration of diverging conceptions of the role of music in international relations. It also re-launches the debate on the possible political meaning of music itself, namely Mahler's Fifth Symphony, performed at the Teatro Colón in Buenos Aires.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RI_156_0087