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Titre Les représentations des publics dans le monde de la danse contemporaine
Auteur Daniel Urrutiaguer
Mir@bel Revue Quaderni
Numéro no 83, hiver 2013-2014 Le public de la danse contemporaine
Rubrique / Thématique
Dossier
Page 29-40
Résumé Peu nombreuses, les enquêtes sur les spectateurs de la danse contemporaine sont centrées sur des variables sociodémographiques à l'échelle nationale ou sur le lieu de résidence pour les établissements culturels. Néanmoins, cette faible connaissance des différentes motivations des spectateurs et des praticiens amateurs révèle des oppositions entre les lieux de spectacle et les compagnies dans les représentations des goûts esthé­tiques. L'accès aux marchés-réseaux de production est stratifié selon la réputation corporative des producteurs, qui fait l'objet de spéculations sur la promotion de « nouveaux talents » par les établissements culturels. Le cycle de diffusion moyen des spectacles est court et dépend de la notoriété des chorégraphes. La part de la danse dans la programmation des lieux non spécialisés a reculé, car ces derniers sont tenus à augmenter leurs revenus propres. De plus, les craintes des directions de lieux sur la complexité cognitive des chorégraphies alourdissent leur demande d'action culturelle aux compagnies.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Audience representations in the world of contempo­rary dance
Rare are the studies on contemporary dance audiences, and they focus on the socio-demographic variables on a national scale or on the place of residence for the cultural establishments. Nevertheless, this poor knowledge of the different motivations of audiences and amateur dancers reveals oppositions between the performance venues and the companies in the repre­sentations of aesthetic taste. The access to product market networks is stratified according to producers' corporate reputation, which is the subject of specula­tions regarding the promotion of “new talents” by cultural establishments. The average distribution cycle of performances is short and depends on the choreog­raphers' celebrity. The percentage that the dance has in the programming of non-specialized venues has slipped, as the latter have held to increasing their own income. In addition, venue managers' fears over the cognitive complexity of choreographies weighs on their request to companies for cultural action.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=QUAD_083_0029