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Titre Enseigner l'histoire des « Années de plomb » italiennes par le cinéma de fiction
Auteur Gino Nocera, Jean-François Wagniart
Mir@bel Revue Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique
Numéro no 115, 2011 Histoire et images, pour un enseignement critique
Rubrique / Thématique
DOSSIER
Page 87-110
Résumé Faisant écho dans ce dossier aux propos de Fassbinder, les auteurs de l'article rappellent ceux du réalisateur italien Elio Petri : « On ne peut que lancer des bobines à la tête des gens, mais les lancer comme des pavés ». Même période, même révolte, plus marginale encore dans la société italienne, de quelques cinéastes. Là aussi la dénonciation de l'oppression subie par les classes populaires dans une Italie en proie au « miracle économique » s'associe à celle de l'oubli du passé fasciste. Ces cinéastes s'efforcèrent aussi de dévoiler les mécanismes de la violence terroriste qui frappa l'Italie lors des « Années de plomb », montrant un état gangrené par les milieux d'extrême droite, par la corruption et une société sans horizon politique alternatif. Travail salutaire, mais le bilan est au final assez amer face au spectacle d'une société toujours malade de ses vieux démons. Que pèsent les efforts de Francesco Rosi ou de Marco Bellochio, contempteurs scrupuleux de la réalité italienne, face à la volonté d'oubli et de refoulement ? Pourtant, leur questionnement peut fournir des sources pour mieux faire comprendre aux jeunes élèves la complexité des phénomènes de violences politiques, caractéristiques de ces années, et est indispensable à la compréhension des fonctionnements politiques et de leurs limites après les échecs des révoltes de la fin des années 1960. cinéma, film, politique, violence, terrorisme
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://chrhc.revues.org/2320