Sign@l - Le genre du cancer

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Le genre du cancer

Auteur Ilana Löwy
Mir@bel Revue Clio : Histoires, femmes et société
Numéro no 37, 2013 Quand la médecine fait le genre
Page 65-83
Résumé Le cancer est perçu aujourd'hui comme une maladie qui affecte à peu près autant d'hommes que de femmes. C'est cependant une conception relativement récente. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le cancer était considéré comme une pathologie principalement féminine, les tumeurs malignes produisant des symptômes typiques faciles à détecter. Au XXe siècle, les cancers féminins – du sein et de l'utérus – sont les principales cibles des campagnes publiques pour la détection précoce des tumeurs malignes. Depuis les années 1950, le développement de méthodes efficaces de diagnostic et l'augmentation des cancers du poumon, plus fréquents chez les hommes, met fin à l'image du cancer comme une pathologie féminine. Dans les discours publics et les medias, les cancers des organes reproducteurs féminins continuent cependant d'être plus visibles que ceux des organes reproducteurs masculins, et les femmes à risques sont plus souvent sujettes à une chirurgie de prévention mutilante.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Today cancer is seen as a disease that affects both sexes roughly equally. This is, however, a relatively recent development. Until the mid-twentieth century, cancer was viewed as a pathology mainly affecting women, because female malignancies produced typical symptoms, and were easier to detect. In the twentieth century, women's cancers – of breast and uterus – became the principal targets of public campaigns to promote the early detection of malignant tumours. From the 1950s on, the development of more efficient diagnostic methods and the increase in the prevalence of lung cancer, a disease found more often in men, put an end to the image of cancer as a female pathology. On the other hand, cancers of female reproductive organs continue to be more visible in public discourse and the media than those of male reproductive organs, and preventive – and mutilating – forms of surgery are more often proposed for women at risk from these pathologies.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://clio.revues.org/10986