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Titre Philosophie cistercienne et exégèse : Dans les traités 28 et 29 du commentaire de Benoît XII sur l'Évangile de Matthieu
Auteur Christian Trottmann
Mir@bel Revue Revue des Sciences Philosophiques et Théologiques — RSPT
Numéro Tome 96, no 1, 2012
Page 3-31
Résumé Le commentaire du pape cistercien d'Avignon, Benoît XII (Jacques Fournier), sur l'évangile de Matthieu a été partiellement édité au XVIIe siècle par les dominicains qui l'attribuèrent à Benoît XI. Nous disposons ainsi d'une édition des traités 28 à 50 concernant le Discours sur la montagne (qui plus est, aujourd'hui disponible en ligne). À partir d'une lecture des deux premiers traités, cet article s'intéresse aux considérations exégétiques originales du pape cistercien, mais surtout à sa présentation de l'éthique du Christ. Car c'est bien ainsi que sont abordées les béatitudes, et le moine donne, en particulier à propos de la première, un enseignement très original et approfondi sur l'humilité. Cette vertu clé du socratisme chrétien dont Bernard est le fleuron constitue le point de départ d'une philosophie pratique spécifiquement cistercienne. Le pape d'Avignon s'avère sur ce point un fidèle disciple de l'Abbé de Clairvaux.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Cistercian philosophy and exegesis in Benedict XII's treaties 28 and 29 from his commentary on Matthew's GospelThe commentary of Benedict XII (Jacques Fournier), Avignon's cistercian pope, on Matthew's Gospel was partially edited in the XVIIth century by dominicans who attributed it to Benedict XI. We therefore have an edition of treaties 28 to 50 on the Sermon on the Mountain (which, moreover, are available online). Based on a reading of the first two treaties, the present article examines the cistercian pope's unique exegetical considerations, dwelling especially on his presentation of Christ's ethics. This leads indeed to the monk's reflection upon the beatitudes, the first of which he draws upon to deliver an original and thorough lesson on humility. This key virtue of christian socratism, best exemplified in Bernard, provides a starting point for a specifically cistercian practical philosophy. Avignon's pope proves to be, in this respect, a faithful disciple of Clairvaux' abbot.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RSPT_961_0003