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Titre "Promesses et problèmes de la « TAO pour tous ». Après LIDIA-1, une première maquette"
Auteur Christian Boitet, Hervé Blanchon
Mir@bel Revue Langages
Numéro no 116, décembre 1994 Le traducteur et l'ordinateur, sous la direction de Jean-René Ladmiral
Page 20-47
Résumé Seule la technique de « Traduction Automatique Fondée sur le Dialogue », ou TAFD, permettra d'aboutir à des systèmes de « TA pour tous » . Grâce à un dialogue homme-machine de normalisation et de clarification, un auteur pourrait être traduit de façon très correcte dans plusieurs langues, sans les connaître, et sans investir plus de son temps que pour traduire dans une seule langue qu'il connaît très bien. L'idée de la TA interactive n'est pas neuve, mais a échoué jusqu'ici pour des raisons ergonomiques et technologiques. Une première maquette, LIDIA-1.0, a été implémentée pour illustrer une partie des solutions que nous proposons pour que cette approche permette d'arriver à des systèmes grand public réellement utilisables. Le résultat est encourageant, même si l'ampleur des efforts et investissements à consentir pour construire et maintenir les bases de connaissances linguistiques nécessaires apparaît de plus en plus comme un problème crucial. Un autre problème, plus théorique, est de trouver des moyens simples et efficaces pour définir des « styles d'énoncés » permettant de réduire la « perplexité » des analyseurs, et donc le nombre de questions à poser pour clarifier un énoncé, et de guider l'auteur de façon naturelle vers le genre de texte, puis vers le style d'énoncé le plus approprié.
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais Dialogue-Based Machine Translation, or DBMT, will be the only way to achieve « MT for all ». Thanks to a normalization and clarification man-machine dialogue, an author could be translated quite accurately into several languages, without knowing them, and without investing more time than to translate into a single language s/he would know quite well. The idea of interactive MT is not new, but has failed until now for ergonomical and technological reasons. A first mockup, LIDIA-1.0, has been implemented to illustrate some of the solutions we propose in order for this approach to lead to systems really usable by the general public. The result is encouraging, even if the sheer size of the efforts and investments necessary to build and maintain the appropriate linguistic knowledge bases appears as a crucial problem. Another problem, more theoretical, is to find simple and efficient ways to define « utterance styles », allowing to decrease the « perplexity » of analyzers, and hence the number of questions to be asked in order to clarify an utterance, and to guide the author in a natural way towards the most appropriate « text genre », and then utterance style.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne http://www.persee.fr/doc/lgge_0458-726x_1994_num_28_116_1692