Sign@l - Son jarocho entre Mexique, États-Unis et Europe : patrimonialisation réticulaire d'une pratique culturelle transnationale

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Son jarocho entre Mexique, États-Unis et Europe : patrimonialisation réticulaire d'une pratique culturelle transnationale

Auteur Christian Rinaudo
Mir@bel Revue Autrepart
Numéro no 78-79, 2016 Construire des patrimoines culturels en mobilité
Page 183-199
Résumé Défini comme un genre musical originaire de Veracruz et comme le produit du métissage de différents univers culturels (espagnols, africains, indigènes), le son jarocho a été considéré pendant longtemps comme une des composantes constitutives de l'héritage culturel mexicain. Au début des années 1970, quelques musiciens et universitaires ont commencé à questionner les dérives commerciales et folklorisantes de cette pratique, donnant ainsi naissance au « mouvement jaranero » (du fait de l'usage central de la jarana, petite guitare d'origine espagnole). Ce dernier va contribuer à l'émergence d'un discours patrimonial renvoyant à un passé mythique : celui des fandangos, fêtes traditionnelles dans et par lesquelles se transmet une mémoire collective commune. À partir des années 1990-2000, la collaboration entre la nouvelle génération de musiciens de Veracruz et le mouvement chicano aux États-Unis va multiplier les propositions de production d'une mémoire commune et développer un activisme social et politique qui, en s'articulant avec le mouvement zapatiste, constitue un des enjeux de la patrimonialisation d'une pratique qui se déploie désormais dans un champ social transnational.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Son jarocho between Mexico, the United States and Europe: reticular patrimonialisation of a transnational cultural practiceDefined as a Veracruz (Mexico) musical style and as the product of mingling different cultural universes (Spanish, African, indigenous), son jarocho has long been considered one of the constituents of Mexican cultural heritage. In the early 1970s, some musicians and academics began to question the commercial and folkloric drifts of its practice. The result was the “jaranero movement” (because of the central use of jarana, a small guitar of Spanish origin). From this movement emerged a discourse on heritage referring to a mythical past that of the fandangos, traditional festivals where memory was transmitted. From the 1990s onwards, the new generation of musicians from Veracruz and the Chicano movement in the United States multiplied proposals to produce a common memory. They also collaborated to develop a social and political activism which, articulating itself with the Zapatista movement, is one of the stakes of patrimonialising a practice that now expands in a transnational social sphere.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=AUTR_078_0183 (accès réservé)