Sign@l - Construire « par le bas » un patrimoine graphique ethnique en situation transnationale (Mexique-USA)

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Titre

Construire « par le bas » un patrimoine graphique ethnique en situation transnationale (Mexique-USA)

Auteur Aline Hémond
Mir@bel Revue Autrepart
Numéro no 78-79, 2016 Construire des patrimoines culturels en mobilité
Page 201-218
Résumé Le présent article s'attache aux processus de constitution des patrimoines graphiques ethniques, en partant de l'exemple des créations picturales sur papier d'écorce appelées « amates » réalisées par les peintres nahuaphones du sud-ouest du Mexique. Après mes travaux doctoraux réalisés sur ce sujet il y a 20 ans dans une perspective émique, je m'intéresse aujourd'hui à la rencontre entre des acteurs réseau (artistes indigènes) et des amateurs, collectionneurs, anthropologues et institutions transnationales qui ont permis la reconnaissance et la patrimonialisation de ces peintures. On se centrera ici notamment sur « l'extériorité légitimante » du Musée national d'art mexicain de Chicago. Cette institution muséale a permis de requalifier dans son propre espace d'action le statut des peintures et de leurs créateurs, créant ainsi un espace de traduction propre à la participation de la communauté hispanique à Chicago et à la réception dans les espaces sociaux caractéristiques du multiculturalisme aux États-Unis.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Bottom-up construction of a Mexican native graphic heritage in a transnational situation (Mexico-USA)This article focuses on how an ethnic graphic heritage is established. It is based on a study of paintings made on bark paper (amates) by Nahuatl speakers in South-west Mexico. In my Ph. D. dissertation two decades ago, I adopted an emic perspective. I now take a transnational actor-network approach to examine the interactions between native artists and art lovers, collectors, anthropologists and others. All these social categories contribute to the public recognition of these artworks as part of a cultural legacy. I pay particular attention to the role of the National Museum of Mexican Art in Chicago as an external expert conferring legitimacy on this process. This museum made it possible to reclassify in its own space of action the status of paintings and painters. It thus created a specific space for translation, allowing the participation of the Hispanic community in Chicago and reception in the social spaces characteristic of the United States' multiculturalism.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=AUTR_078_0201 (accès réservé)