Titre | Voyage et lectures de l'espace urbain. La mise en scène des villes renaissantes et baroques dans les guides en langue française pour l'Italie au XVIIIe siècle | |
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Auteur | Gilles Bertrand | |
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Revue | Histoire urbaine |
Numéro | no 13, août 2005 Fondations, refondations urbaines | |
Rubrique / Thématique | Etudes |
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Page | 121-153 | |
Résumé |
Les monuments et œuvres d'art datant de la Renaissance et de l'époque baroque
focalisent l'attention des voyageurs français lorsqu'ils visitent les villes italiennes
au XVIIIe siècle. Même s'ils n'ont pas été suivis à la lettre, les guides ont contribué
à véhiculer des modèles d'appréhension récurrents et à produire une hiérarchie
des villes. Par-delà le primat de Rome, l'intérêt pour les autres villes n'est cependant pas stable. Il varie d'une part avec l'histoire des goûts – Venise, Ravenne,
Pavie, Lorette ou Gaëte étant de plus en plus délaissées au profit de Florence,
Portici, Turin, Parme, Pise ou Milan –, d'autre part en relation avec le public que
vise plus particulièrement chaque guide (pèlerins, érudits, amateurs d'arts...). Si la
place qu'occupent dans le discours normatif des guides, les commentaires relatifs
aux monuments et œuvres d'art, est également variable, ceux-ci ne cessent
pourtant d'écraser, tout au long du siècle, les autres modes d'approche possibles
sur la ville. Ces objets, pour la plupart hérités de la Renaissance et du baroque,
sont présentés selon une logique déambulatoire et énumérative, qui privilégie la
découverte des mirabilia par l'étranger au détriment de toute approche urbanistique ou sociologique. C'est avec difficulté que s'esquisse au fil du siècle la tentative d'inscrire les monuments dans un parcours de connaissance plus ample,
prenant en compte la situation, l'étendue et la forme de la ville, son histoire, les
mœurs et les activités de ses habitants. Le critère esthétique se combine malgré
tout peu à peu avec des indications de nature architecturale et fonctionnelle,
tandis que s'affirme – par-delà des continuités frappantes – une prise de conscience patrimoniale. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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Résumé anglais |
Travel and interpretation of urban space. The representation of the cities of Italian
Renaissance and Baroque in french guides for Italy in the Eighteenth century
Monuments and works of art from Renaissance and Baroque periods catch french
travelers' eyes when they visit italian cities in the Eighteenth century. Even if they
were not always precisely followed, the guides have contributed to diffuse recurrent patterns and to produce a hierarchy of italian cities. Beyond the primacy of
Rome, the interest for other cities is nevertheless not permanent. It changes with
the story of taste – Venice, Ravenna, Pavia, Loreto or Gaeta are forgotten for the
benefit of Florence, Portici, Turin, Parma, Pisa or Milan – and in relation with the
needs of each group of guides'readers (pilgrims, erudites, lovers of art...). If commentaries on monuments and works of art take also a various place, they always
crush during the whole century the other possible approaches of the city. These
objects, belonging more often than not to Renaissance and Baroque, are presented
according to the logic of pedestrian movement and enumeration, which prefers
the discovery of mirabilia made by foreigners to urbanistic or sociological
analysis. It's not without difficulties that an attempt is outlined during the
century to insert monuments in a larger course of knowledge, which considerates
the situation, the dimension and the shape of the city, its history, the inhabitants'customs and activities. The aesthetic criterion combines gradually with architectural and utilitarian considerations, while a consciousness of heritage is
growing up, in spite of striking continuities. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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Article en ligne | http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RHU_013_0121 |