Titre | Commander la guerre depuis Washington D.C. Les évolutions organiques du « National Defense Establishment » à partir de la Seconde Guerre mondiale | |
---|---|---|
Auteur | François David | |
![]() |
Revue | Guerres mondiales et conflits contemporains |
Numéro | no 271, 2018/3 Les États-Unis en Guerre froide | |
Rubrique / Thématique | Dossier - Les États-Unis en Guerre froide |
|
Page | 9-24 | |
Résumé |
Aux États-Unis, l'édification d'un appareil de défense unifié a nécessité beaucoup de patience et d'allers et retours législatifs depuis 1947, année de la loi de sécurité nationale au statut quasi-constitutionnel. Malgré la guerre froide, néanmoins, les particularismes de chaque armée persistent à se concurrencer tandis que, inversement, la création d'un « secrétaire à », et d'un « département de » la Défense uniques instaure un début d'homogénéisation. On attendra toutefois 1986 et la loi Goldwater-Nichols pour atteindre un équilibre organisationnel, durable et cohérent : la vraie interarmisation s'opère au niveau des commandants en chef des théâtres d'opération (Unified Combatant Commands) tandis que les Joint Chiefs of Staff planifient la stratégie sans prérogative de commandement. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
|
Résumé anglais |
From the very beginning, the United States had been opposed to any kind of unified and integrated grand staff on the Prussian model, exclusively for democratic reasons. However, two World Wars later, America had no choice. Not only the aggressive moves of the USSR in Central Europe but also—perhaps above all else—the vivid lessons of Pearl Harbor led the Truman Administration to adopt the so called “Merger Act,” officially the 1947 National Security Act. However, the unification of the civil administration of the four services was largely incomplete. Neither the Army, nor (and especially) the US Navy, nor the US Air Force was willing to concede to any authentic centralized power the authority to define how they should fight. It was only with the Goldwater-Nichols Act (1986) that a lasting compromise was reached. Source : Éditeur (via Cairn.info) |