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Titre Re-construction de l'identité colombienne et  ré-écriture de l'Histoire, du mythe et des mémoires noires dans Chango el Gran Putas de Manuel Zapata Olivella
Auteur Fatima Zohra Mohamed
Mir@bel Revue Amerika
Numéro no 18, 2018 COLOMBIE 2017
Rubrique / Thématique
Thématique
 Représentations, identités
Résumé L'article proposé a pour objet d'interroger les mémoires noires auxquelles fait référence Manuel Zapata Olivella et de poser le problème de l'écriture et de la réécriture de l'Histoire, du mythe et des mémoires à travers la fiction de Chango el Gran Putas. Quelle vision ont les colombiens de la traite et de l'esclavage ? N'est-elle pas le résultat d'une rétention d'informations des historiens qui ont retranscrit subjectivement l'Histoire d'un pays ? Cette vision erronée mais canonique que peuvent en effet avoir les colombiens sur l'Histoire de leur pays ne crée-t-elle pas une certaine spécificité dans la réception de l'Histoire de la traite et qui aujourd'hui pose le problème d'une identité culturelle colombienne fragmentée. L'écriture de Manuel Zapata Olivella confirme ces présupposés et dénonce cette spécificité en proposant une version sublimée de l'Histoire du Noir, déjà présente dans l'inconscient collectif et secrétée par la tradition orale et les mythes. Son roman, Chango el Gran Putas publié en 1983, se compose de fragments relatant quatre siècles d'histoire depuis la traversée transatlantique des esclaves noirs jusqu'aux premières indépendances en Amérique. Dans cet article, nous verrons comment il propose une lecture postcoloniale du continent latino-américain et une réécriture poético-esthétique des mémoires Noires afin de réparer un passé historique violenté, qui permettra la « reconstruction » identitaire culturelle colombienne.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The article suggested has the aim of questioning the black memories to which Manuel Zapata Olivella references and to look at the issue of the writing and the rewriting of the History, the myth and the memories through the fiction of Chango el Gran Putas. Which vision have the Colombians of the traffiking and slavery ? Isn't it the result of an information retention by the historians who subjectively retranscribed the History of a country ? This mistaken but canonical vision that the Colombians can indeed have on the History of their country does not create a certain specificity on the history reception of the traffiking and which today poses the problem of a fragmented Colombian cultural identity. The writing of Manuel Zapata Olivella confirms these presupposed and denounces this specificity by proposing a sublimated version on the History of the Black, already present in the collective unconscious and secreted by the oral tradition and myths. His novel, Chango el Gran Putas published in 1983, is composed of fragments reporting four centuries of history since the transatlantic crossing of the black slaves until the first independences in America. In this article, we will see how he proposes a post-colonial reading of the Latin-American continent and a poetico-esthetic rewriting of the Black memories in order to repair a harmed historical past, allowing the “reconstruction” of the cultural Colombian identity.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/amerika/9535