Contenu de l'article

Titre L'imagination crépusculaire : Fictions, mythes et hallucinations
Auteur Frédéric Neyrat
Mir@bel Revue Multitudes
Numéro no 48, printemps 2012 Contre-fictions politiques – Fukushima : voix de rebelles
Rubrique / Thématique
Majeure  : Contre-fictions politiques
Page 135-144
Résumé Storytelling et autres histoires à consommer debout, les fictions du capital semblent se caractériser par une forclusion du fond nocturne de l'imagination, que Hegel associait à la « nuit du monde », Fichte à la présentation originaire du donné perceptif et Schelling à une force d'in-formation (Einbildungskraft) du sans-forme absolu. Testant sur ce point l'idéalisme allemand, j'appelle imagination crépusculaire ce qui préside à la formation des mondes, aux créations mythologiques comme aux œuvres cinématographiques, ces dernières étant placées au centre de cette étude. Si les fictions du capital savent exploiter certains effets de cette imagination, en récupérer certaines fonctions, elles ne sont pas en mesure d'en libérer la charge – qu'il nous revient d'endosser, esthétiquement et politiquement, au nom d'une économie psychique de la contribution imaginative laissant une place à la passivité comme au sans-image.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Storytelling and other unbelievable stories: the fictions of capital seem to be characterized by a foreclosure of the dark essence of imagination. Rebounding on German idealism, I call twilight imagination that which governs the formation of worlds, mythological creations and cinematographic works. If the fictions of the capital know how to exploit some of the effects of imagination, they are not able to release its load. We have to aesthetically and politically take responsibility for this load in the name of a psychic economy of imaginative contribution leaving a place to passivity and darkness.
Source : Éditeur (via Cairn.info)