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Titre La question portuaire et l'économie de Madagascar
Auteur Louis Pierrein
Mir@bel Revue Revue de Géographie Alpine
Numéro vol. 39, no 1, 1951
Page 21 pages
Résumé Résumé. — Dans cet article, l'auteur analyse le mouvement portuaire de Madagascar, les conditions du trafic et les projets d'avenir. Le mouvement portuaire de Madagascar est extrêmement faible (674.000 t. en 1948) et très irrégulièrement réparti; 85 % du trafic sont assurés par la partie Nord de Madagascar, de Majunga à Tamatave inclus, et 75 % par les trois grands ports de Tamatave, Majunga et Diégo-Suarez, tandis qu'une vingtaine de petits ports partagent le reste du trafic. Les conditions du trafic sont médiocres et expliquent le faible mouvement portuaire. Les côtes sont généralement dépourvues ďcibri naturel et difficiles d'accès. Le choix de Tamatave comme grand port a été guidé par des considérations historiques. Autre difficulté, la fonction régionale des ports se trouve gênée pax l'insuffisance des communications ferroviaires (seul Tamatave bénéficie de l'appui de la voie, ferrée), des voies navigables intérieures et de la route étroite et mal empierrée. D'autre part, les ports malgaches ne sont pas tous reliés au plateau et manquent d'arrière-pays; le seul port naturel de l'île, en eau profonde, Diégo-Suarez, est complètement dépourvu ď hinterlands Au total, les voies de communication n'avantagent que Tamatave alimentée par voie ferrée, route et bientôt voie navigable. Enfin, la production à Madagascar reste faible; toutes les exportations sont en baisse à cause de la cherté des produits due aux transports et aux manipulations. Un plan de dix ans prévoit l'amélioration et l'équipement des installations portuaires dans le cadre du développement économique et social de Madagascar. La réalisation de ce projet doit se faire en deux temps : ď abord, conserver et équiper tous les ports locaux, puis, après l'amélioration des voies de communication intérieures, concentrer le trafic sur quelques grands ports bien aménagés; quoi qu'il en soit, il est urgent d'agir vite car la crise menace l'île et son salut est dans un intense trafic portuaire.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne https://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1951_num_39_1_4135