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Titre Campagne pour l'avortement légal en Argentine et performance du collectif ARDA : une proposition de (re)corpographie queer‑cuir
Auteur Sophia Sablé
Mir@bel Revue L'Ordinaire des Amériques
Numéro no 228, 2022 Activisme artistique et performance en Amérique latine (XXIe siècle)
Rubrique / Thématique
Performance et pratiques micropoltiques
Résumé Le collectif ARDA s'engage quotidiennement, de manière autonome et en réseau, en faveur de l'application de la loi d'Éducation Sexuelle Intégrale ainsi que pour la dépénalisation de l'avortement. Leurs actions se focalisent sur la mise en scène de tous les corps gestants. Le manque de visibilité, de représentation et de point d'ancrage des maternités plurielles a amené les collectifs à repenser les processus de création de et d'accessibilité aux archives institutionnelles. Dans le cadre des manifestations pour la dépénalisation de l'avortement, les performances de ARDA ont proposé une (re)corpographie queer-cuir, qui questionne non seulement la fabrication du corps « féminin » mais aussi celle de la maternité comme passage obligé, inhérent aux femmes cisgenres. Dans cette contribution, nous analysons la manière dont leurs performances – « Volcán » (2019) et « Gestar » (2018) – et l'utilisation d'une praxis de l'archive queer, comme dispositif de savoir-pouvoir, ont aidé à visibiliser l'ensemble des corps gestants.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The ARDA collective commits itself daily, autonomously and in a network, to the application of the Integral Sexual Education Law and to the decriminalisation of abortion. Their actions focus on the staging of all “cuerpos gestantes”. The lack of visibility of plural maternity wards, of representation and of anchoring points have led the collectives to rethink the processes of creation and accessibility of institutional archives. Within the framework of the performances for the decriminalisation of abortion, ARDA's performances proposed a queer-cuir (re)corpography, which questions not only the fabrication of the “feminine” body but also the fabrication of maternity as an obligatory passage, inherent to cisgender women. Their performances –“Volcán” (2019) et “Gestar”– and the use of a praxis of the queer archive as a power-knowledge device helped to make the whole of the “cuerpos gestantes” visible.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/orda/6953