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Titre Délinquance et mobilité résidentielle
Auteur Denis Fougère, Francis Kramarz, Julien Pouget
Mir@bel Revue Revue économique
Numéro vol. 56, no 2, mars 2005 Economie et sociologie - Terrains de confrontation
Rubrique / Thématique
Economie et sociologie - Terrains de confrontation
 Délinquance et voisinage
Page 313
Résumé Notre étude se propose de quantifier l'effet causal de la délinquance subie par les ménages sur leur probabilité de déménagement. Plus précisément, nous analysons simultanément les deux phénomènes, délinquance subie par le ménage et déménagement, en tenant compte de l'endogénéité potentielle de la victimation, mais aussi de celle de la localisation initiale du ménage dans l'espace des communes. Les données utilisées proviennent des enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages (epcvm) réalisées par l'insee entre 1997 et 2002. Ces données ont été enrichies par nos soins de variables provenant du recensement général de la population de 1999 et des déclarations annuelles de données sociales (dads). Nos résultats montrent que les ménages de revenu moyen ou élevé partent plus à la suite d'une atteinte à leurs biens (cambriolage ou vol de véhicule). Mais ils déménagent moins que les plus pauvres à la suite d'une agression physique contre l'un de leurs membres.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Our study is concerned with the estimation of the causal effect of household victimization on household mobility. More precisely, we analyze both processes (victimization and mobility) by taking into account potential endogeneity of household victimization, but also potential endogeneity of household initial geographical localization. Data that we use come from surveys on household living conditions (enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages) collected by Insee (Paris) between 1997 and 2002. These data are matched with local environment variables that come from the 1999 French Census and from the 1996 dads (déclarations annuelles de données sociales) data set on wages. Our results show that medium- and high-income households are more likely to move after a burglary or a car theft (i.e. they are more sensitive to property crime), while low-income households are more likely to move when at least one of their members has been assaulted (i.e. they are more sensitive to violent crime).
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RECO_562_0313