Titre | Si près, si loin du politique. L'univers professionnel des permanents socialistes à l'épreuve de la managérialisation | |
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Auteur | Philippe Aldrin | |
Revue | Politix | |
Numéro | vol. 20, no 79, septembre 2007 Management | |
Rubrique / Thématique | Management |
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Page | 25 | |
Résumé |
Jusqu'où un parti politique peut-il être « managé » comme une entreprise économique ? L'article propose de répondre à cette question à partir d'une enquête sur les permanents du siège national du
Parti socialiste français (PS). Replaçant dans leur perspective historique les épisodes qui ont récemment
opposé ces permanents à la direction du parti, l'analyse suit l'importation du management d'entreprise à
travers différents projets de modernisation de l'administration centrale du PS. Refusant certaines des
transformations produites par ces réorganisations successives sur leurs conditions de travail et de promotion, les permanents ont saisi le registre et les instruments de la protestation salariale. Empreinte
d'une certaine nostalgie pour la fraternité militante des heures historiques du PS, leur lutte montre surtout leur incapacité à freiner le processus d'entreprenarisation – par la rationalisation et l'externalisation
du travail – des entreprises politiques contemporaines et la dépolitisation du salariat traditionnel des
parties de masse. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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Résumé anglais |
Politics – so near and yet so far. The professional universe of employees of the French
Socialist Party and the managerialization of politics
To what extent can a political party be managed like a commercial business? This article
addresses this question by means of a sociological study of the low-ranking staff of a political
party, dwelling on recent challenges that have been faced by both the leaders of the Socialist
Party and its full-time employees. For almost fifteen years, business has served as the model
for different modernization programs undertaken by the Socialist Party, deeply transforming
not only working conditions but also the recruitment of staff. Confronted with the effects of
this managerialization movement, the staff has in turn adopted the tone and tools of traditional labor movement. Informed by nostalgia for the militant political solidarity that characterized the highpoints of the Socialist Party's history, their struggle reveals the staff's incapacity
to slow down the process of depoliticization (through the division of labor in both productive
work and services, or the outsourcing of political missions) of the full-time staff of these politically oriented enterprises. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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Article en ligne | http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=POX_079_0025 |