Contenu de l'article

Titre Travailler à sa chaîne : Les vidéastes des plateformes face à leurs sources de revenus
Auteur Quentin Gilliotte, Dominique Pasquier
Mir@bel Revue Réseaux (communication - technologie - société)
Numéro no 246-247, juillet-octobre 2024 La création de contenus. Un marché comme un autre ?
Rubrique / Thématique
La création de contenus. Un marché comme un autre ?
Page 89-126
Résumé Dans la suite des travaux de Viviana Zelizer sur l'articulation entre pratiques monétaires et relations sociales, cet article examine le rapport des vidéastes à leurs différentes sources de revenu : monétisation par la plateforme, dons des internautes, partenariats commerciaux et financements publics. Chacune de ces sources est investie de « qualités », au sens de Zelizer, qui sont indépendantes des quantités d'argent en jeu. L'enquête est fondée sur 24 entretiens de créateurs de contenu proposant des vidéos d'apprentissage et de vulgarisation, principalement sur YouTube et Twitch. L'article distingue trois ensembles de vidéastes selon leur place dans la hiérarchie du succès : les « aspirants », les « vidéastes institutionnels », et les « youtubeurs installés ». Il montre que les différentes rémunérations sont à la fois cumulatives et antagonistes, et doivent faire l'objet d'arbitrages quant à la façon de mettre en scène leur légitimité et leurs usages. Cet exercice rhétorique apparaît particulièrement nécessaire et difficile pour les vidéastes les plus visibles.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Following on from Viviana Zelizer's work on the articulation between monetary practices and social relations, this article examines the relationship between videographers and their various sources of income: monetization by the platform, donations from internet users, commercial partnerships, and public funding. Each of these sources is invested with ‘qualities', in Zelizer's sense, which are independent of the amounts of money involved. The study is based on 24 interviews with content creators offering learning and popularization videos, mainly on YouTube and Twitch. The article distinguishes three sets of videographers according to their place in the hierarchy of success: ‘aspirants', ‘institutional videographers', and ‘established youtubers'. It shows that the various forms of remuneration are both cumulative and antagonistic, and that trade-offs have to be made between them in terms of the ways in which their legitimacy and uses are presented. This rhetorical exercise appears to be particularly necessary and difficult for the most visible videographers.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne https://shs.cairn.info/revue-reseaux-2024-4-page-89?lang=fr