| Titre | Neurotechnologies et droits de l'enfant : Les recommandations de l'UNICEF | |
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| Auteur | Grégory Aimar | |
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Revue | Futuribles |
| Numéro | no 470, janvier-février 2026 | |
| Page | 59-67 | |
| Résumé |
Début 2026, les parlementaires français pourraient être amenés à se pencher sur une proposition de loi, déposée à l'Assemblée en novembre 2025, visant notamment à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à instaurer un couvre-feu numérique de 22 heures à 8 heures pour les 15-18 ans. Après des années d'une liberté déléguée à des parents très inégalement informés ou compétents en matière de réseaux sociaux, les pouvoirs publics tentent de reprendre la main et de mettre en place des régulations pour protéger les jeunes. Dans le même ordre d'idées, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a publié, à l'été 2025, un rapport alertant sur les risques liés aux avancées des neurotechnologies et à leur potentielle utilisation sur les enfants. Grégory Aimar a lu ce rapport et en présente ici les principaux éléments, en les remettant dans le contexte de la concurrence que se livrent les géants de la Tech sur ces nouveaux marchés. Après avoir brièvement présenté les récits-fictions élaborés par l'UNICEF pour illustrer les perspectives et dangers possibles d'une utilisation non encadrée des neurotechnologies sur les enfants, il alerte sur le risque que la réalité finisse par « dépasser la fiction et la raison » dans ce domaine. La Convention internationale des droits de l'enfant a été adoptée en 1989, une époque antique au regard des évolutions qu'ont connues les technologies de l'information et les neurosciences ; peut-être le temps d'une mise à jour est-elle venue pour encadrer la prévention de l'utilisation par ou sur les enfants des applications qui en découlent ? S.D. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Résumé anglais |
Early in 2026 French parliamentarians may be called upon to examine a bill, first submitted to the Assembly in November 2025, aimed among other things at banning children under 15 from social networks and establishing a 10 pm-8 am digital curfew for those aged 15-18. After years of leaving these decisions to parents, whose level of information or competence in respect of social networks is very uneven, the authorities are trying to regain control and establish regulations to protect the young. In the same vein, UNICEF (the United Nations agency for children) published a report in the summer of 2025 warning of the risks associated with advances in neurotechnologies and their potential use on children. Grégory Aimar has read this report and presents its main elements here, setting them in the context of the competition between ‘tech giants' in these emerging markets. After briefly outlining the scenario-based fictions employed by UNICEF to illustrate both the potential opportunities and possible dangers of the unregulated use of neuro-technologies on children, he warns of the risk that reality may ultimately ‘surpass both fiction and reason' in this area. The International Convention on the Rights of the Child was adopted in 1989—a positively ancient era when it comes to the developments that have since taken place in information technologies and neuroscience. The time has perhaps come for updated regulation to prevent the applications derived from those technologies being used by—or on—children. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Article en ligne | https://shs.cairn.info/revue-futuribles-2026-1-page-59?lang=fr (accès réservé) |


