| Titre | Les oreilles sales : Portrait des psychanalystes en δρεϰϰologues | |
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| Auteur | Stéphane Habib | |
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Revue | L'Homme et la société |
| Numéro | no 222, 2025/1 Les psychanalyses ? | |
| Rubrique / Thématique | Dossier |
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| Page | 23-38 | |
| Résumé |
Où il s'agit de souligner quelque chose que l'on semble oublier : que Freud dans sa correspondance déterminante avec Fliess nomma en yiddish et pour la toute première fois son invention. Dans une langue mineure, mélangeant une langue de survie et une langue que l'on pourrait dire noble, le yiddish et le grec : drekkologie. Littéralement on traduit : étude de la merde. Se concentre dans cette trouvaille la puissance éthique et politique, mais encore épistémologique de la psychanalyse. Dresser le portrait de la psychanalyse en drekkologie offre la possibilité d'y entendre un minimal définitionnel depuis lequel la penser : accueil de ce qui vient. À tendre l'oreille et à oser la laisser traîner dans cette drekk, on entendra qu'ainsi s'y ouvre l'à venir. Exigence radicale car alors, la psychanalyse s'y fait mouvement incessant d'être altéré par ce qu'elle reçoit et oblige à l'écriture toujours recommencée de sa théorie. Travail interminable, donc. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Résumé anglais |
Abstract The aim is to highlight something that seems to have been forgotten: that Freud, in his decisive correspondence with Fliess, named his invention in Yiddish for the very first time. In a minor language, mixing a language of survival and a language that could be called noble, Yiddish and Greek: drekkologie. Literally translated: the study of shit. It's a finding that concentrates the ethical, political and epistemological power of psychoanalysis. Drawing a portrait of psychoanalysis in drekkologie offers the possibility of hearing a minimal definition from which to think about it: welcoming what comes. If you put your ear to the ground and dare to let it linger in this drekk, you'll hear it open up to what's to come. It's a radical demand, because psychoanalysis becomes an incessant movement of being altered by what it receives, and forces us to write our theory over and over again. Never-ending work, then. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Article en ligne | https://shs.cairn.info/revue-lhomme-la-societe-2025-1-page-23?lang=fr |


