| Titre | Un « siècle éclairé » ? Regard sur une expression | |
|---|---|---|
| Auteur | Philip Stewart | |
|
Revue | Astérion |
| Numéro | no 32, 2025 Du prince éclairé au despote éclairé | |
| Rubrique / Thématique | Dossier |
|
| Résumé |
À mesure que la notion d'ère philosophique se développe au cours du XVIIIe siècle, nombreux sont ceux qui pensent, en s'appuyant sur l'exemple présumé de plusieurs princes « éclairés », qu'un monarque, inspiré par des conseillers imprégnés des sciences nouvelles, conduira ses sujets vers un avenir nécessairement meilleur. Autour de 1770, à la lueur d'une sorte de dialogue virtuel entre Grimm, Holbach, Frédéric II et Diderot, cet espoir commence à s'évanouir : le monarque apparaît plutôt comme un obstacle, et la confiance en cette vision s'effondre. Certains élaborent alors une nouvelle conception où les lumières ne viendraient plus d'en haut mais d'en bas : il ne s'agirait plus désormais d'éclairer le roi mais le peuple. Le pari se fonde alors sur un peuple éclairé, capable de surmonter la résistance des gouvernants et, à long terme, conduire le monde futur. Cette vision est catégoriquement réfutée par Frédéric lui-même, qui dénonce toute tentative d'éclairer le peuple et rejette même cette ambition, la considérant comme contraire aux responsabilités d'un souverain. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
|
| Résumé anglais |
As the idea of a philosophical era developed over the course of the eighteenth century, many believed that, given the presumed example of various ‘enlightened' princes, a monarch, inspired by advisors imbued with the new sciences, would be the one to lead their subjects towards a necessarily better future. Around 1770, through a sort of virtual dialogue between Grimm, Holbach, Frederick II, and Diderot, this hope began to fade, with the monarch becoming more of an obstacle, and confidence in that vision collapsing. Some envisioned a new idea where enlightenment would come not from on high but from below: the task henceforth would be to enlighten not the king but the people. The wager was on an enlightened people overcoming the resistance of the governors and, in the long term, leading the future world. This vision was categorically refuted by Frederick himself, denouncing any attempt to enlighten the people and even rejecting that ambition as antithetical to the responsibilities of a sovereign. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
|
| Article en ligne | https://journals.openedition.org/asterion/11954 |


