| Titre | Expérience fondamentale et expérience historique de la sexualité selon Michel Foucault | |
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| Auteur | Daniel Liotta | |
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Revue | Astérion |
| Numéro | no 32, 2025 Du prince éclairé au despote éclairé | |
| Rubrique / Thématique | Varia |
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| Résumé |
Dans La volonté de savoir, Foucault propose une critique de la « scientia sexualis » : ce savoir de la « sexualité » repose sur une synthèse fallacieuse de phénomènes physiques et psychiques fort dissemblables et il soumet les sujets aux pouvoirs d'une supposée rationalité herméneutique et à des contraintes normatives qu'il faut éliminer. Deux ordres de questions s'imposent alors. D'une part : que convient-il de substituer au régime de savoir et de pouvoir de la « sexualité » ? Suffit-il de valoriser « les corps et les plaisirs » afin de lutter contre le « dispositif de la sexualité » ? D'autre part, l'expérience que nous appelons, faute de mieux, sexuelle est-elle réductible à l'idée de la « sexualité » ? Les travaux menés après La volonté de savoir proposent des réponses. Ainsi, Foucault se réfère à une « expérience fondamentale » de la sexualité qu'il distingue de l'idée moderne de « sexualité ». Cette expérience fonde la continuité de l'enquête généalogique : sans ce fondement, cette enquête, qui trouve son origine dans l'éthique grecque des plaisirs et s'achève avec la « scientia sexualis », ne serait qu'une succession de rationalités hétérogènes sans fil directeur. De plus, Foucault s'instruit de cette éthique afin de ré-interpréter l'expérience fondamentale de la sexualité et de proposer une morale des plaisirs délivrée des impératifs herméneutiques et normatifs. Il convient alors de s'interroger sur ce que peut nous apprendre cette morale sur cette expérience. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
In The Will to Knowledge, Foucault offers a critique of ‘scientia sexualis'. This knowledge of ‘sexuality' is based on a fallacious synthesis of very dissimilar physical and psychological phenomena, and subjects them to the powers of a supposed hermeneutic rationality and normative constraints that must be eliminated. This raises two kinds of questions. On one hand, what should replace for the regime of knowledge and power of ‘sexuality'? Is it enough to value ‘bodies and pleasures' in order to combat the ‘device of sexuality'? On the other hand, is the experience we call, for want of a better word, sexual, reducible to the idea of ‘sexuality'? The work carried out after The Will to Knowledge suggests some answers. Foucault refers to a ‘fundamental experience' of sexuality, which he distinguishes from the modern idea of ‘sexuality'. This experience is the foundation of the continuity of the genealogical inquiry: without it, this inquiry, which begins with the Greek ethics of pleasure and ends with ‘scientia sexualis', would be nothing more than a succession of heterogeneous rationalities with no guiding thread. Moreover, Foucault draws on this ethic to reinterpret the fundamental experience of sexuality and to propose a morality of pleasure free of hermeneutic and normative imperatives. We must then ask ourselves what this morality can teach us about this experience. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/asterion/12101 |


