| Titre | Du banal à l'extra-ordinaire : les pratiques touristiques vues par les traces numériques | |
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| Auteur | Mélanie Mondo, Luc Vacher, Didier Vye | |
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Revue | Bulletin de l'Association de Géographes Français |
| Numéro | no 102/1, décembre 2025 Informations numériques géolocalisées et pratiques touristiques | |
| Page | 7-28 | |
| Résumé |
La recherche d'une expérience touristique se distingue par le souhait de vivre des moments extra-ordinaires dans un environnement autre que celui des lieux de l'ordinaire. Les enquêtes menées auprès des visiteurs se font généralement l'écho de ces moments forts et des « hauts lieux » de l'expérience touristique. Or, le développement de méthodologies de recueil de traces numériques offre la promesse d'une identification des moments et des lieux considérés a priori comme plus banals (pauses, détours, transit, etc.). Dès lors, comment qualifier ces lieux et ces temps de la pratique grâce à des méthodes mixtes combinant la collecte de traces numériques avec des dispositifs plus qualitatifs ? Pour répondre à cette question, nous nous appuyons sur deux études de cas. Nous analysons, d'abord, à travers le cas de Biarritz, les traces collectées sur le réseau social numérique Instagram que nous confrontons à des observations de terrain. Puis, à partir du cas de La Rochelle, nous étudions des traces GPS, récoltées grâce à une application ad hoc, puis enrichies par une série d'entretiens auprès des visiteurs utilisant la carte de leurs traces numériques comme support d'élicitation. Cela nous conduit notamment à montrer le décalage entre le récit et la pratique touristique. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
The search for a tourist experience is characterised by the desire to experience extra-ordinary moments in an environment other than that of ordinary places. Visitor surveys generally focus on these highlights and the 'high points' of the tourist experience. However, the development of methodologies for collecting digital footprints offers the promise of identifying moments and places considered to be more banal (breaks, detours, transit, etc.). So how can we qualify these places and times of practice using mixed methods that combine the collection of digital traces with more qualitative devices? To answer this question, we draw on two case studies. First, using the case of Biarritz, we analyse the footprints collected on the digital social network Instagram and compare them with field observations. Then, based on the case of La Rochelle, we study GPS data collected using an ad hoc application, then enhanced by a series of interviews with visitors using the map of their digital traces as a means of elicitation. This leads us, in particular, to show the gap between the story and tourism practice. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/bagf/13500 |


