| Titre | Après les avoir surveillés, comment faut-il les punir ? | |
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| Auteur | Élie Teicher | |
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Revue | Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique |
| Numéro | no 162 - Janvier-février-mars 2025 Police & démocratie | |
| Rubrique / Thématique | DOSSIER |
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| Page | 71-93 | |
| Résumé |
À partir des années 1960 en Belgique, la gendarmerie adapte ses modes d'intervention face à des protestataires faisant usage d'un répertoire d'actions renouvelé. Elle met en œuvre des pratiques d'arrestations qui visent à éviter des confrontations massives. Ces opérations, qui reposent sur des critères fixés par les gendarmes, entravent la liberté de manifester. Elles jouent un rôle important dans le déplacement et l'invisibilisation de la violence d'État, mis en avant dans plusieurs travaux, d'autant plus que les arrestations sont nécessaires en vue d'éventuelles poursuites judiciaires. Cet article interroge le développement de ces techniques et leurs impacts sur les droits des manifestants. En étudiant des conceptions policières, il montre comment les arrestations occupent une nouvelle place dans le système coercitif. L'analyse concrète de la manifestation des sidérurgistes de mars 1982 démontre dans un second temps comment les arrestations participent à la mécanique des violences d'État en étant un des rouages permettant la sanction judiciaire. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
Starting in the 1960s, the Belgian gendarmerie renewed its crowd control interventions in response to new forms of protest and the evolving repertoire of actions by protesters. It initiated arrest practices aimed at avoiding massive confrontations. These operations, based on criteria set by the gendarmes, restricted the freedom to protest. They play an important role in the displacement and invisibilization of state violence highlighted by researchers. Moreover, arrests are necessary for potential judicial prosecutions. This article examines the development of these techniques and their effects on the rights of protesters. By studying police conceptions, it shows how arrests have taken on a new role in the coercive system. Then, based on the specific case of the steelworkers' demonstration in March 1982, the article examines how arrests contribute to the shift of state violence by being one of the cogs in the judicial sanction mechanism. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/chrhc/25176 |


