Contenu de l'article

Titre L'enseignement français à l'étranger (EFE), de la « généreuse universalité » à la néolibéralisation ?
Mir@bel Revue Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique
Numéro no 163 - Avril-mai-juin 2025 Les gauches en Amérique latine
Rubrique / Thématique
CHANTIERS
Page 105-122
Résumé Les gouvernements successifs ont soumis l'enseignement français à l'étranger (EFE) aux principes néolibéraux. L'EFE, qui regroupe l'ensemble des écoles françaises à l'étranger (primaires et secondaires), pouvait être compris comme une extension du service public de l'enseignement et la diffusion d'une certaine idée de la France héritière des Lumières. L'EFE a, paradoxalement, été victime de son succès, car sa croissance a réclamé des efforts financiers que les gouvernements successifs lui ont dénié. De manière discrète, ces mêmes gouvernements ont favorisé la marchandisation de l'EFE en présentant cette évolution comme une nécessité budgétaire et une opportunité d'affaire. Les enseignants ont été particulièrement touchés par ces politiques. Cette évolution, différente selon les pays, montre aussi comment la France perçoit son rôle à petite échelle.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Neo liberalisation has had a strong impact on French schools. The latter can be understood as a part of the welfare state: accessible and quality education abroad for primary and secondary students. It also reflected a certain idea of the Enlightenment in France, with its mission of educating children beyond its borders. French schools overseas have been dynamic (the number of students doubled in the last 30 years). They needed more teachers – civil servants from France – to maintain high standards. Successive governments have been reluctant to financially support this growth. The necessity of saving money is a pretext to transform a public service into a business opportunity. The commodification of education has not spared the teachers. This evolution also reflects how France perceived its role in the world today, exchanging its legacy of universal education for profit.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/chrhc/25976