| Titre | Lien entre structure de la maturité de la dette des entreprises et présence de femmes dans leur conseil d'administration lorsque la loi en impose un quota : Cas de la France | |
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| Auteur | Zeinab Ghamloush | |
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Revue | La Revue des Sciences de Gestion |
| Numéro | no 336, 2025/6 Quand les modèles vacillent, les sociétés parlent | |
| Rubrique / Thématique | Actualités des recherches en finance |
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| Page | 35-47 | |
| Résumé |
En France, la relation entre les femmes administratrices et la maturité de
la dette pourrait être modifiée, suite à l'adoption des lois imposant des
quotas de genre au sein des conseils d'administration. Nous trouvons que
depuis l'introduction en France de la loi imposant des quotas de genre, les
femmes administratrices sont associées à une diminution de la maturité
de la dette, et cette association est plus prononcée dans les entreprises
ayant un faible niveau d'endettement et une faible qualité de gouvernance.
En outre, dans les entreprises affectées par le premier quota de femmes
(20 %), les administratrices n'ont aucun impact sur la maturité de la dette,
alors que dans celles affectées par le deuxième quota de femmes (40 %), les
administratrices correspondent à une diminution de la maturité de la dette
qui est particulièrement liée à la proportion de femmes administratrices
indépendantes.
Ces résultats suggèrent que la loi sur les quotas de genre en France
encourage les entreprises à nommer davantage de femmes administratrices
indépendantes, susceptibles d'affirmer leur légitimité et de renforcer le
contrôle du conseil d'administration, ce qui se traduit par un recours accru à
la dette à court terme en tant que mécanisme de gouvernance. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Résumé anglais |
In France, the relationship between women directors and debt
maturity might have shifted, following the legislative enactment of two
mandatory board gender quotas. We show that since the gender quota
laws were introduced, women directors have been associated with a
decrease in debt maturity, and this association is more pronounced
in firms with low debt and weak governance quality. Furthermore, in
firms affected by the first gender quota (20 %), women directors had
no impact on debt maturity, whereas in those affected by the second
gender quota (40 %), women directors corresponded to a decrease
in debt maturity, and the association is driven particularly by the
proportion of independent women directors.
This evidence suggests that the gender quota law in France encourages
firms to appoint more independent women directors who are likely to
enhance board monitoring, resulting in greater use of short-term debt
as a governance mechanism. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Article en ligne | https://shs.cairn.info/revue-la-revue-des-sciences-de-gestion-2025-6-page-35?lang=fr (accès réservé) |


