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Titre #NousToutes, des réseaux sociaux numériques aux médias « traditionnels » : lutte pour une visibilité médiatique
Auteur Irène Despontin Lefèvre
Mir@bel Revue Revue française des sciences de l'information et de la communication
Numéro no 30, 2025 Penser les participations urbaines par les SIC : acteurs, objets et méthodes
Rubrique / Thématique
Varia
Résumé Dès son lancement au cours de l'été 2018, le collectif féministe français #NousToutes se distingue par la « centralité » accordée à la communication. Au-delà de lui permettre d'organiser le travail militant et encadrer la participation de ses membres en interne, le collectif utilise les réseaux sociaux numériques pour communiquer sur ses actions. En se constituant en source auprès de journalistes, ce travail de visibilité est notamment destiné à être repris par les médias « traditionnels » en vue de faire la Une. Ce travail de mise en visibilité doit nécessairement être appréhendé au regard d'un impératif médiatique qui anime la stratégie du collectif depuis son lancement. Fruit d'une enquête (n)ethnographique réalisée entre 2018 et 2021, cet article est articulé autour de trois parties. Après avoir exposé la méthodologie de l'enquête, il s'agira de revenir dans une deuxième partie sur le travail de communication externe du collectif en vue de médiatiser ses actions. Dans ce cadre, seront interrogés d'une part la stratégie continue d'interpellation en ligne des acteurs et actrices médiatiques par le collectif, et d'autre part, le travail de communication autour des manifestations de novembre. La troisième partie reviendra sur le travail de médiatisation déployé par les membres du collectif. Seront ainsi abordés la manière dont le collectif se constitue en source auprès des journalistes, ainsi que les dispositifs internes de formation des militantes aux enjeux médiatiques.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Since its launch, the French feminist collective #NousToutes has been characterized by the “centrality” accorded to communication. In addition to enabling it to organize its activist work, the collective uses digital networks to communicate about its actions. By establishing itself as a source for journalists, the collective aims to be picked up by the “traditional” media. This strategy of visibility must necessarily be understood in the light of the imperative of media coverage. Based on a (n)ethnographic survey carried out between 2018 and 2021, this article is structured in three parts. After outlining the research methodology, the second part looks at the collective's external communications work, with a view to publicizing its actions. In this context, we'll examine the collective's ongoing strategy of online interpellation of media players, as well as its communications work around the November events. The third part will look back at the media work carried out by members of the collective. We'll look at the way in which the collective acts as a source for journalists, as well as the internal mechanisms for training activists in media issues.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/rfsic/17141