| Titre | Euphémisation de l'engagement des femmes noires dans la presse féministe | |
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| Auteur | Ingrid Chateau | |
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Revue | Revue française des sciences de l'information et de la communication |
| Numéro | no 31, 2026 L'intersectionnalité au croisement des regards | |
| Rubrique / Thématique | Dossier |
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| Résumé |
Cet article examine les mouvements de femmes noires en France durant la « seconde vague » féministe. Ne se reconnaissant ni dans les groupes féministes majoritairement blancs ni dans les associations issues de l'immigration postcoloniale, des femmes originaires d'Afrique et des Antilles fondent leurs propres organisations : la CFN, le MFN et le MODEFEN, actives entre 1976 et 1982. Porteuses de revendications antisexistes et antiracistes, elles laissent des traces écrites peu étudiées. L'analyse d'un corpus de presse féministe montre une médiatisation partielle de leurs luttes, souvent réduites à la question des mutilations génitales. Cette représentation tend à invisibiliser leur engagement global et véhicule des stéréotypes raciaux, révélant une appropriation problématique par les féminismes dominants. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This article investigates the emergence and development of Black women's movements in France during the so-called "second wave" of feminism. Marginalized within mainstream feminist groups—predominantly white and often aligned with leftist political or union structures—as well as within postcolonial immigrant associations active in the aftermath of May 1968, women of African and Caribbean descent established autonomous organizations : the Coordination des Femmes Noires (CFN), the Mouvement des Femmes Noires (MFN), and its successor, the Mouvement de Défense des Femmes Noires (MODEFEN). Grounded in both anti-sexist and anti-racist struggles, these collectives have left a limited yet significant corpus of writings. Through a systematic analysis of feminist and activist print media, this study reveals the partial visibility and frequent misrepresentation of their activism, often reduced to essentialist narratives and racialized stereotypes within dominant feminist discourses. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/rfsic/18007 |


