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Titre Deux évêques, leurs scandales et les bons juges dans l'Église du Royaume de Naples
Auteur Benedetta Borello
Mir@bel Revue Rives méditerranéennes
Numéro no 66, 2024 Scandales et Église à l'âge baroque
Rubrique / Thématique
Dossier. Scandales et Église à l'âge baroque
Page 123-147
Résumé Les accusations de scandale portées contre deux évêques du Royaume de Naples en 1668 et 1705 sont l'occasion d'étudier la manière dont ce concept constitue encore un élément déclencheur de la justice à l'âge baroque ; elles permettent également de définir les caractéristiques d'un bon juge ecclésiastique à la tête d'un tribunal diocésain, en activant dans toute leur épaisseur les catégories de corruption et de négligence ; elles permettent enfin de reconstituer le réseau de soutien sur lequel pouvaient compter deux grandes familles nobles napolitaines, les Caracciolo et les Brancaccio, auxquelles appartenaient les évêques « scandaleux ». L'essai croise les sources des suppliques adressées à la Congrégation des évêques et des réguliers, avec les lettres des grandes familles nobles, sans négliger les sources judiciaires des procès au Tribunal de l'Auditor Camerae et la correspondance diplomatique adressée aux secrétaires d'État à Rome.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The accusations of scandal, brought against two bishops of the Kingdom of Naples in 1668 and 1705, provide an opportunity to investigate the way in which this concept still constituted the trigger for justice in the Baroque age; they also help to define the characteristics of a good ecclesiastical judge at the head of a diocesan court, giving depth to the categories of corruption and negligence; they, moreover, serve to reconstruct the network of support that two great Neapolitan noble families – the Caracciolos and the Brancaccios – to which the “scandalous” bishops belonged, could count on. The essay cross-references the sources of pleas to the Congregation of Bishops and Regulars with the letters of the great noble families, without neglecting the judicial sources of the trials at the Tribunal of the Auditor Camerae and the diplomatic correspondence to the Secretaries of State in Rome.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/rives/10876