| Titre | Réinterroger la politisation des morts : quatre déplacements | |
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| Auteur | Marine Boisson, Giulia Lelli, Léa Boursier | |
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Revue | Socio-anthropologie |
| Numéro | no 52, 2ème semestre 2025 Morts et politisation | |
| Rubrique / Thématique | Morts et politisation |
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| Page | 9-36 | |
| Résumé |
Ce numéro invite à dépasser les débats qui animent les death studies sur la dépolitisation des morts. Pour ce faire, il propose quatre déplacements. Le premier vise à historiciser la politisation des morts. Le deuxième met en avant l'intérêt d'adopter une conception holiste de la politisation. Celle-ci tient compte des dynamiques d'ensemble qui problématisent le traitement des morts, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'État, et étudie leur co-affectation. Le troisième appelle à faire des processus de politisation des morts un objet d'enquête à part entière. Nous proposons la notion d'épreuve de représentation afin de mettre en lumière les conflits au cours desquels des acteurs se placent en position de porte-parole de certains morts et s'engagent dans un travail de représentation publique de ces derniers pour repenser ce que devrait être leur traitement. Enfin, la contribution invite à un quatrième déplacement. Il vise à identifier les idéologies et utopies qui s'expriment dans ces processus. Il en ressort l'idée que la politisation des morts prend appui sur une vision idéologique de ce que sont les supports matériels et symboliques de représentation des morts et du passé ; opération à partir de laquelle l'avenir d'une société se trouve retravaillé. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This introduction invites us to move beyond the prevalent idea in death studies that emphasizes the depoliticization of the treatment of the dead. To do so, it proposes four shifts in perspective. The first aims to take into account the socio-historical processes through which the dead have become politicized at the level of the state. The second highlights the value of adopting a holistic conception of politicization—one that considers the broader dynamics that problematize the treatment of the dead and impact the state. The third calls for treating the politicization of the dead as a subject of inquiry in its own right. We propose the notion of a “trial of representation” to shed light on the collective processes through which actors are recognized as legitimate spokespersons for certain deceased individuals, allowing them to articulate how these dead should be treated linked with a social ideal. Finally, this contribution invites a fourth and final shift: to examine the ideologies and utopias expressed through these processes of politicization of the dead. What emerges is the following idea: the politicization processes involving the dead convey a vision of the totality to which they are integrated—of its past as well as its future. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/19914 |


