| Titre | Face à la dernière frontière | |
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| Auteur | Natasia Hamarat | |
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Revue | Socio-anthropologie |
| Numéro | no 52, 2ème semestre 2025 Morts et politisation | |
| Rubrique / Thématique | Morts et politisation |
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| Page | 97-116 | |
| Résumé |
Cette contribution explore les mobilités de patients qui se tournent vers la médecine belge pour être aidés à mourir, dans le cadre de la loi du 28 mai 2002 dépénalisant l'euthanasie dans ce pays. Il s'agit de patients étrangers, en particulier français, et des proches qui les accompagnent. Basée sur une enquête socio-ethnographique, elle montre que ces parcours transfrontaliers pour mourir, loin de la sérénité espérée, constituent des épreuves marquées par trois ordres de contraintes : obtenir le soutien d'un médecin, mobiliser des ressources pour permettre des déplacements et séjours prolongés en Belgique et disposer de capacités pour légitimer une demande d'arrêt de vie. Ces épreuves mettent en tension la puissance d'agir des personnes et leur résistance pour contourner la norme étatique en vigueur dans leur pays d'origine, entraînant des coûts humains et matériels, et leur dépendance à l'égard de leurs proches et des institutions médicales étrangères. L'article examine les enjeux associés à ces parcours de soins transnationaux et la politisation des conditions de prise en charge de la fin de vie qui les sous-tendent. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This contribution explores the mobilities of patients seeking assisted dying in Belgium under the May 28, 2002 law that decriminalized euthanasia in the country. It focuses on foreign patients, particularly French nationals, and their accompanying relatives. Based on a socio-ethnographic investigation, it reveals that these cross-border journeys to die, far from providing the hoped-for serenity, are marked by three key constraints: obtaining the support of a physician, mobilizing resources to enable travel and extended stays in Belgium, and demonstrating the capacity to legitimize their request to end their lives. These challenges highlight tensions between individuals' agency and their efforts to navigate state norms in their country of origin, alongside the human and material costs involved, as well as dependence on relatives and foreign medical institutions. The article thus examines the issues associated with these transnational care pathways and the politicization of end-of-life care conditions that shape them. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/20201 |


