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Titre Quête de notabilité sociale, rémanence autoritaire et démocratisation au Cameroun
Auteur Joseph-Marie Zambo Belinga
Mir@bel Revue Cahiers d'études africaines
Numéro no 171, 2003 Varia
Rubrique / Thématique
Études et essais
Page 573-589
Résumé Les processus de démocratisation initiés dans le continent africain au début de la décennie 1990 furent, eu égard aux paradigmes de liberté et de restauration du respect de la personne humaine qui, entre autres, en constituaient le socle théorique, porteurs au sein des populations africaines sujettes à une infantilisation permanente, d'un espoir considérable. Une frange importante de la population appréhendait ainsi cette nouvelle étape de l'histoire politique des sociétés africaines comme marquant l'avènement d'entités politiques juvéniles caractérisées fondamentalement par la disparition de schémas autoritaires d'organisation et de gestion de la cité et corollairement l'adoption d'un type de gouvernement peu coercitif et davantage promoteur de libertés. Les populations camerounaises ont partagé les mêmes convictions. Mais si la mise en marche de la démocratisation a, sur le plan institutionnel, effectivement contribué à élaguer l'armature coercitive légale au Cameroun, favorisant par le fait même l'érection d'une société légale avec un seuil autoritaire remarquablement amoindri, cette réduction de la portée autoritaire connaît des atermoiements et des tergiversations multiples au niveau des comportements et des pratiques des acteurs sociaux privilégiés, suscitant de ce fait un processus de restauration des pratiques autoritaires. C'est cet ensemble de pratiques visant à réinventer et à pérenniser, sous un registre officieux et symbolique, la logique autoritaire dans un contexte où la rhétorique officielle proclame l'appartenance à une société de liberté que ce travail tente d'analyser.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=CEA_171_0573