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Titre Qui deviendra propriétaire à Ciudad Guayana ? Une expérience de régularisation foncière au Vénézuela
Auteur Graciela Schneier
Mir@bel Revue Villes en parallèle
Numéro no 8, juin 1984 Le logement, l'état et les pauvres dans les villes du tiers-monde
Page 59
Résumé Ciudad Guayana a été créée par l'Etat Vénézuélien pour accueillir un important complexe sidérurgique. La «Coporacion Venezolana de Guayana» (C.V.G.), créée en 1960, se voit attribuer deux ensembles de fonctions : la promotion des activités industrielles et l'aménagement régional et urbain. La politique de recrutement de la main-d'œuvre pratiquée par les entreprises dans le courant des années 1970 provoque un très rapide accroissement de la population. Dans ce contexte, le type dominant de logement est le logement «auto-construit» sur terrains envahis ; l'habitat illégal est ainsi la conséquence directe de la stratégie industrielle de la C.V.G. qui parallèlement met en place, avec les entreprises de la zone, des filières légales, institutionnelles ou privées d'accès au sol et au logement réservées à certaines catégories de salariés. Cette politique se traduit par une forte ségrégation spatiale. Au début des années 1980, dans un contexte de récession économique, la C.V.G. lance un programme de régularisation foncière visant à «légaliser» les occupations illégales. Ce programme, qui ne parviendra pas à faire obstacle aux stratégies spéculatives d'acteurs privés, établit en fait une sélection parmi les occupants des zones envahies : l'attribution de parcelles aux salariés les mieux intégrés dans la marché du travail implique l'expulsion des catégories les plus démunies.
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais WHO WILL BE HOME-OWNERS IN CIUADAD GUAYANA ? AN EXPERIMENT IN REGULARIZING LAND OWNERSHIP IN VENEZUELA Ciudad Guayana was created by the Venezuelan state to develop a major steel manufacturing complex. The «Corporation Venezolana de Guayana» (C.V.G.), created in 1960, has two basic functions : the promotion of industrial activity, and regional and urban development. The recruitement policy of companies in the 1970's led to a very rapid growth in population, and housing at this time was predominantly of the «self-help» type, in unauthorised areas. Unofficial housing was thus the direct consequence of the C.V.G. industrial strategy. At the same time they set up, with local companies, a series of legal procedures, both public and private, to provide land and housing but only certain categories of salaried workers. This housing policy led to a marked segregation of workers by area. At the beginning of the 1980's in a context of economic recession, the C.V.G. launched a programme of legalisation of tenure in illegal settlements. This programme, which creates no obstacle whatsoever to private speculation, in fact establishes a form of selection process amongst occupants of the unauthorised areas. By allocating plots to those salaried workers who are well integrated in the work market, it is likely that the lowest paid categories will find themselves excluded.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne https://www.persee.fr/doc/vilpa_0242-2794_1984_num_8_1_977