Contenu de l'article

Titre « Indiens » ou « Brésiliens » ? Mobilités karipuna vers Cayenne (Guyane française)
Auteur Gérard Collomb
Mir@bel Revue Revue Européenne des Migrations Internationales
Numéro Vol. 29, no 1, 2013 Mémoires et migrations en Afrique de l'Ouest et en France
Rubrique / Thématique
Varia
Page 113-131
Résumé La Guyane française, entre Surinam et Brésil, reçoit des flux démographiques, économiques, culturels qui traversent les frontières héritées de l'histoire coloniale. Quelques groupes amérindiens s'inscrivent d'une manière particulière dans ce dispositif, pratiquant de longue date et jusqu'à aujourd'hui des déplacements de part et d'autre de la frontière politique. L'exemple des Karipuna établis dans le Brésil frontalier et venant travailler en Guyane illustre la place singulière occupée par ces groupes, mais aussi les effets de l'imposition d'une frontière qui était restée jusqu'alors virtuelle. Ces populations sont alors passées du statut d'Indiens véritablement « trans-frontaliers », bénéficiant de privilèges d'accès au territoire français, à celui de « migrants brésiliens », auxquels l'État applique des règles renforcées de limitation des mobilités, et ils endossent malgré eux le stéréotype dépréciatif aujourd'hui appliqué aux autres migrants brésiliens en Guyane.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais French Guiana, between Suriname and Brazil, receives demographic, economic, cultural flows, crossing borders inherited from colonial history. Some Native American groups have a special place in this process, moving since long and up to now, on both sides of the politic border. The example of the Karipuna, settled in neighbouring Brazil and coming for to work in Guyana, illustrates this particular place occupied by these groups, but also the effects of the present imposition of a border that previously had long remained virtual. These populations have then moved from the status of “Indians”, with privileges for accessing to French territory, to that of “Brazilian migrants”, to which the State applies strengthened rules limiting mobilities, and they are from now on seen through the derogatory stereotype applied today to the other Brazilian migrants in Guyana.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=REMI_291_0113