Sign@l - La politisation de la science. Revues éphémères et mouvements de critique des sciences en France

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Titre

La politisation de la science. Revues éphémères et mouvements de critique des sciences en France

Auteur Renaud Debailly
Mir@bel Revue L'Année sociologique
Numéro vol. 63, no 2, 2013 La science, une activité sociale comme une autre ? Controverses autour de l'autonomie scientifique
Rubrique/Thématique
La science, une activité sociale comme une autre ? Controverses autour de l'autonomie scientifique (1)
Page 399-427
Résumé L'article étudie les liens entre science et politique à la lumière des mouvements de critique des sciences apparus au cours des années 1970. Les critiques émises par les scientifiques sur leur propre activité sont d'abord analysées comme un processus de politisation distinct de l'engagement pacifiste des physiciens nucléaires après la Seconde Guerre Mondiale. Après avoir mis en lumière la diversité de ce processus, l'analyse lexicométrique des revues militantes publiées entre 1970 et 1977 permet de montrer que la question de la différenciation entre science et société traverse ces mouvements et qu'elle est finalement au fondement même du processus de politisation. Cette conclusion nous amène à pointer les limites de l'idée selon laquelle science et politique sont nécessairement inséparables.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The Politicization of Science. Ephemeral Journals and Movements of Criticism of Sciences in France
The article focuses on the relationships between science and policy in the light of critical science movements that emerged during the 1970s. Criticisms by scientists of their own activity are first analyzed as a process of politicization which diverges from the nuclear physicists' commitment to peace after the Second World War. Having highlighted the diversity of this process, the lexicometrical analysis of activists journals published between 1970 and 1977 shows that the question of differentiation between science and society impregnates these movements and finally constitutes the foundation of the process of politicization. This conclusion leads us to point out the limitations of the idea that science and politics are necessarily inseparables.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=ANSO_132_0399