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Titre À la recherche du coût du capital
Auteur Laurent Cordonnier, Thomas Dallery, Vincent Duwicquet, Jordan Melmiès, Franck Van de Velde
Mir@bel Revue La Revue de l'IRES
Numéro no 79, 2013/4
Page 111-136
Résumé La financiarisation est le concept fréquemment utilisé pour caractériser les changements majeurs intervenus dans le fonctionnement macroéconomique des pays avancés (et, peut-être dans une moindre mesure, des pays en développement) depuis le début des années 1980. Pour résumer, ce concept fait référence au rôle croissant de la finance dans la transformation des institutions, des comportements et des objectifs des acteurs économiques (ménages, sociétés non financières, sociétés financières, État). Dans cet article, nous montrons que la financiarisation, en promouvant une nouvelle norme financière de rentabilité accrue, a élevé le coût du capital pour les sociétés non financières en France. Après avoir revisité la notion de coût du capital et proposé une mesure de ce qu'on pourra appeler le « surcoût » du capital, nous exposons les raisons qui permettent de comprendre pourquoi l'évolution de ce surcoût peut expliquer la diminution du rythme de l'accumulation du capital, et in fine, pourquoi cette élévation du coût du capital permet de mieux appréhender le ralentissement des performances macroéconomiques françaises depuis les trente dernières années.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Looking for the Cost of Capital
Financialization is the concept often used to characterize the major changes in the macroeconomic regimes that most of developed as well as, to a lesser extent, emerging economies have undergone since the beginning of the 1980s. To put it in a nutshell, financialization refers to the increasing role of finance in shaping institutions, behaviors and objectives for economic actors (households, non-financial and financial corporations, governments). In this paper, after a reappraisal of the notion of the cost of capital, we argue that financialization, while promoting a new, augmented financial norm for profitability, has raised the cost of capital for non-financial corporations in France. After a measurement of what could be called an over-cost of capital, we show the reasons why the evolution of this over-cost burden may explain the drop in the pace of capital accumulation, and thus the slowdown of French macroeconomic performances for the last thirty years.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RDLI_079_0111