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Titre Haïti 2003-2012 : les mouvements de contestation populaire face aux logiques de l'aide
Auteur Pierre Therme
Mir@bel Revue Cahiers des Amériques Latines
Numéro no 75, 2014/1 Modes de gouvernement en Haïti après le séisme de 2010
Rubrique / Thématique
Dossier
Page 125-146
Résumé Cette étude envisage les manifestations massives de 2003-2004 ayant conduit à la chute d'Aristide ainsi que les « émeutes de la faim » de 2008 en tant qu'expressions politiques, afin de les appréhender comme une « réalité en soi » et non pas à l'aune d'un changement de régime ou de gouvernement. En Haïti, au début du xxie siècle, ces soulèvements ne sont pas concomitants d'un « virage à gauche » mais s'inscrivent au contraire dans un espace politique en mutation, marqué par la présence massive de l'« aide » internationale dont il faut interroger l'incidence sur la possibilité d'un surgissement populaire révélant la « mésentente ». Ce surgissement doit faire face à une conception pacifiée de la démocratie conduisant à une appréhension dévoyée de la révolte devenue la revendication d'une place. Néanmoins, en dépit de l'investissement de l'espace politique par les logiques de l'aide, une forme de surgissement politique ne demeure-t-elle pas possible, refusant la traduction du mécontentement en revendications sectorielles et statutaires ? Une « interpellation plébéienne » ? 
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This study considers the massive demonstrations of 2003-2004 that led to the fall of Aristide and the “hunger riots” of 2008 as political expressions and understands them as a “reality in its own right” and not in terms of regime or government change. In Haiti, in the early twenty-first century, these uprisings are not concurrent with a “left turn”, but on the contrary, occur in a political space's mutation marked by the massive presence of the international “assistance”. We must examine the impact of this “assistance” on the possibility of a popular upsurge revealing the “misunderstanding”. This emergence is facing a peaceful conception of democracy leading to a misguided understanding of the revolt understood as the claim of a place. Nevertheless, despite the investment of political space by the foreign assistance process, is a form of political emergence still possible to reject translation of dissatisfaction into statutory claims?
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://cal.revues.org/3175