Contenu de l'article

Titre Hommes guerriers et femmes invisibles. Le choix des scribes dans le Proche-Orient ancien‪
Auteur Philippe Clancier
Mir@bel Revue Clio : Histoires, femmes et société
Numéro no 39, 2014 Les lois genrées de la guerre
Page 19-36
Résumé L'analyse de la place des femmes dans les guerres au Proche-Orient ancien est contingente d'un fait essentiel qui est qu'il n'y a pas de droit de la guerre. Il existe cependant des lois visant à permettre aux épouses, dont les maris auraient été faits prisonniers ou seraient considérés comme disparus, de se remarier. C'est donc plutôt dans la pratique de la guerre qu'il faut principalement rechercher la place des femmes. Les reines d'Assyrie, telles Sammuramat (Sémiramis) ou encore Naqi'a/Zakutu furent suffisamment investies dans la gestion de leur État pour avoir leur mot à dire sur les actions militaires. C'est en tout cas très certainement le cas de Sammuramat. C'est cependant surtout dans le cadre des violences faites aux femmes que l'on voit apparaître ces dernières. Et pourtant il n'est pas particulièrement fait mention de mauvais traitements qui leur seraient réservées. Elles suivaient le sort commun des populations vaincues, entre massacres et déportations.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=CLIO1_039_0019