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Titre Bricoler le vivant dans des garages
Auteur Morgan Meyer
Mir@bel Revue Terrain
Numéro no 64, mars 2015 Virus
Rubrique / Thématique
Virus
Page 68-83
Résumé La « biologie de garage » suscite des interprétations variées. D'un côté, on s'inquiète face aux risques potentiels (bioterrorisme, contamination, fabrication de virus). De l'autre, elle permettrait de rendre la science plus démocratique et citoyenne. La comparaison fréquente avec Steve Jobs suggère même un fort potentiel économique. Le garage symbolise donc la liberté de penser de façon non conventionnelle, en dehors de contraintes économiques, politiques, académiques et institutionnelles. En même temps, un garage qui n'est pas surveillé, sécurisé ni contrôlé est vu comme un lieu propice au bioterrorisme. La comparaison entre le bioterroriste fabriquant un virus et le génie innovant nous permet de distinguer deux types de viralité : une viralité due à des « petits êtres » difficiles à confiner et à rendre visibles, et une viralité produisant des « grands êtres » singularisés et très visibles. La différence entre ces deux types de viralité est d'ordre sémantique, ontologique et institutionnel.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais “Garage biology” provokes varied reactions. On the one hand, there is concern regarding potential risks (bioterrorism, contamination, fabrication of viruses). On the other hand, it could render science more democratic and open to citizens. The frequent comparison with Steve Jobs even suggests a strong economic potential. The garage comes to symbolize the freedom to think in a non-conventional way, outside of economic, political, academic and institutional constraints. At the same time, a garage that is not monitored, secured and controlled is seen as an ideal haven for bioterrorism. The comparison between the bioterrorist manufacturing a virus and the genius creating innovation will allow me to distinguish two types of virality: a virality due to “small beings” difficult to contain and render visible and a virality producing “grand beings”, singled out and very visible. The difference between these two types of virality is semantic, ontological and institutional.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://terrain.revues.org/15756