Contenu de l'article

Titre ‪„Laßt uns doch mal wieder einen ‚Nazi' verspeisen“: Unverdaute deutsch-jüdische Geschichte bei Barbara Honigmann‪
Auteur Lilla Balint
Mir@bel Revue Germanica
Numéro no 57, 2015 Comptes rendus de lecture
Page 83-97
Résumé Dans « Images de A » (2011) Barbara Honigmann raconte l'histoire d'amour entre une jeune dramaturge et le metteur en scène A., son aîné de 15 ans, dont la rencontre a lieu dans les années soixante dix dans le milieu du théâtre de Berlin Est. Leur relation se caractérise par une phrase faisant explicitement référence à l'acte de manger : « Prendrais-tu du fromage ou de la confiture ? », voilà la question qui est exclue de leur relation. Ce n'est pas un quotidien commun qui sert d'identification au couple d'artistes mais la grande culture. La première partie de l'article s'attache à examiner l'importance accordée au quotidien dans l'œuvre de Honigmann, afin de définir la signification d'un amour romantique par-delà le quotidien. Dans la seconde partie cette analyse est appliquée à l'histoire familiale : ceux qui refusent de s'installer à la table du petit déjeuner sont fils d'un soldat de la « Wehrmacht » et fille de parents juifs. L'absence du petit déjeuner commun est interprétée comme un symptôme de l'histoire judéo-allemande après l'holocauste.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais In “Images of A.” (Bilder von A., 2011), Barbara Honigmann tells the story of a love affair between a prospective playwright and stage director A., who is her senior by fifteen years. They meet in the theater scene of the late seventies in former East-Berlin. Honigmann characterizes their relationship with a sentence that directly refers to eating: “would you like cheese or jam?” is the question that is excluded from their relationship. What is of primary importance to their identity as a couple is not a common everyday life but high culture. In the first part of this essay, I examine the significance that Honigmann attributes to everydayness in order to determine the valence that romantic love acquires, a love that is precisely void of the everyday. The second part is dedicated to an interpretation of this relationship that extends to their family histories: A. is the son of a Nazi who fought in the Wehrmacht; and the narrator is the daughter of Jewish parents. The absence of the shared meal – and the domestic sphere in their relationship – is symptomatically read for postwar German-Jewish relations.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=GERMA_057_0083