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Titre Du conflit archaïque au mythe osirien
Auteur Bernard Mathieu
Mir@bel Revue Droit et cultures
Numéro no 71, mai 2016 Le juste et le sacré : les territoires de la faute dans l'Égypte ancienne, en Mésopotamie et dans la Bible
Page 85-117
Résumé Deux principales structures mythiques ont innervé la société de l'Égypte ancienne et sa production littéraire, dès l'apparition des Textes des Pyramides : le mythe archaïque d'Horus et Seth, né au Protodynastique, et le mythe osirien, qui s'est diffusé très rapidement sur l'ensemble du territoire à partir de la Ve dynastie. Le premier, dont la fonction historiographique originelle est d'expliquer la constitution de l'État pharaonique et la dualité de l'Égypte, a servi de modèle à la pratique juridique et à l'activité administrative et gestionnaire. Le second, qui fixait les règles institutionnelles de la transmission du pouvoir royal, a permis d'élaborer une représentation idéologique de l'adversaire justifiant répression politique et violence étatique. Les deux modèles, toutefois, qui ont coexisté en se superposant parfois, contribuaient à leur manière à assurer la paix civile et la cohésion sociale.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Two main mythical patterns have invigorated Ancient Egypt society and its literary production, as soon as Pyramid Texts appeared: the archaic myth of Horus and Seth, born during the Early Dynastic times, and the Osirian myth, which spread out quickly through the whole land from the Vth Dynasty on. The first one, the originally historiographical aim of which is to explain how the Pharaonic State was born and why Egypt was a dual entity, has been used as a model for juridical practice, administration and management. The second one, through establishing the institutional rules for transmission of kingship, has built an ideological description of the opposant, leading to justify political repression and State violence. Nevertheless, both patterns contributed, according to their own specificities, to civil peace and social coherence.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://droitcultures.revues.org/3749